Récemment, les filles du blogue ont vécu beaucoup d’émotions. Parfois, positives, lors de vos encouragements, et d’autres fois plus négatives. Par exemple, certaines d’entre nous ont reçu des messages haineux du genre : « c’est à cause de filles comme toi qu’il y avait une vague de gars métrosexuels qui avaient pas confiance en eux. (…) Si tu es pas bien dans ta peau en tant que femme, va t’pogner une lesbo! » Après quelques respirations, j’ai ressenti la nécessité de vous partager notre réalité.

Quand on écrit sur un blogue, on se fait lire, je sais, tout un scoop. Pis quand on écrit sur un blogue, on se livre. Parfois, on le fait directement, d’autres fois, on le fait plus subtilement, du moins c’est ce qu’on pense. On vous partage nos idées, parfois controversées, on émet des opinions, qui plaisent ou non, bref, on vous en dit un peu plus sur nous. Par contre, une fois notre texte écrit, on n’a plus aucun pouvoir, pour les « control freak » de ce monde, c’est un sentiment des plus désagréables. Pis dans le fond, je parle au « on », mais je devrais parler au « je »!

Une fois mon texte terminé, je me demande ce que vous allez en penser. Je le remets en question. Je modifie quelques trucs et j’envoie le tout à ma rédactrice en chef, une première version… Pis une deuxième… Oups, une troisième… OK, celle-là c’est vraiment ma version finale! Rose ne m’a jamais chicanée pour la pollution que je fais dans sa boite de réception. Et, lors de soirées où je me pose trop de questions, je me demande ce que les lecteurs peuvent bien penser de la fille qui écrit les SexoPOP!

Nos impressions sont parfois fausses, parce qu’on montre bien aux autres ce que l’on a envie de montrer et les autres voient bien de nous ce qu’ils ont envie de voir. Tout est question d’interprétation. Alors, rectifions la donne une fois pour toutes!

Tout comme vous, je suis humaine, du moins on m’a toujours dit que je provenais de l’union de mes parents. Tout comme vous, ma vie ne ressemble pas à ma page FB, personne ne se vante haut et fort de ses soirées plates à finir sa bouteille de vino SEUL chez soi! Et même si j’aime bien faire une ou deux leçons dans mes billets et que je présente souvent l’idéal de l’idéal de ce monde, ben moi aussi je fais mes erreurs, pis je les refais, encore et encore. Ben oui!! Je suis un cordonnier mal chaussé!

Mon but lorsque je vous écris n’est pas de prouver que je détiens LA vérité et de profiter de cette visibilité pour vous la propager, mais bien de vous toucher, de vous faire sourire, de soulever des questionnements qui vous pousseront peut-être à en discuter, voire à en argumenter. Parce que ce n’est pas en restant derrière son ordi chacun chez soi qu’on vit, qu’on grandit. C’est en partageant qu’on apprend.

Bref, tout cela pour vous dire que derrière chaque mot, derrière chaque phrase, derrière chaque texte, il y a une personne tout comme vous. Une personne qui ose se commettre en mettant des mots sur ses idées, le tout signé de son propre nom. Alors, que vous nous montriez votre love en likant et partageant nos billets ou que vous nous propagiez votre haine par des commentaires désobligeants, on n’est jamais insensibles à vos critiques.

En fait, ce n’est pas la critique elle-même qui nous dérange. Si elle est constructive, cette dernière est nécessairement pertinente. Bien souvent, c’est par l’entremise d’une vision opposée à la notre que nous apprenons et évoluons. Le bémol c’est lorsque les commentaires deviennent des attaques personnelles qui ridiculisent injustement et sans fondement nos propos ou même directement les auteures du texte.

Sur ce, merci à toi qui nous lis, même si tu nous haïs, et en espérant que ton quotidien soit rempli d’une ou deux fantaisies!