Après m’avoir parlé de sa fâcheuse tendance à s’acheter des vêtements qui ne s’accordent avec aucune autre pièce de sa garde-robe, ma mère m’a suggéré hier soir d’écrire un article sur le sujet, car « si c’est un problème pour moi, il doit y en avoir d’autres dans le même cas ».

J’ai réalisé que moi aussi je faisais des erreurs d’achat et que tout le monde se retrouve à un moment quelconque avec des articles jamais portés dans sa garde-robe. Je vous propose donc d’apprendre à acheter [des vêtements bien sûr], car, savoir acheter ne consiste pas seulement à être capable dégainer sa carte de crédit au moment opportun.

Tout d’abord, il existe trois profils acheteuses :

L’acheteuse compulsive : atteinte du syndrome de la « fièvre acheteuse » c’est le genre de personne qui achète un peu sans réfléchir parce qu’elle a envie d’acheter quelque chose. Elle marche aussi au coup de cœur et il se passe moins d’une minute entre le moment où elle essaye le vêtement et le moment où elle paye. Vous l’aurez compris ce n’est pas le genre de personne qui demande l’avis de 25 personnes après s’être regardée sous toutes ses formes dans le miroir.

Son problème : elle achète évidemment des dizaines de choses qui ne lui vont pas pour plein de raisons (pas essayées en cabine, ou bien parce qu’elle n’a pas pris le temps d’imaginer une tenue qui fit avec, etc.).

Le poule mouillée : Cette copine, c’est celle qui vous rend folle parce qu’elle a beau essayer le vêtement le plus simple du monde (vous savez celui avec lequel on ne prend aucun risque), elle va vous demander 36 fois si ça ne lui donne pas l’air grosse, si c’est une bonne idée qu’elle l’achète, etc. Et même après s’être prise en photo avec, l’avoir envoyé à toute sa famille, ses amis et amis d’amis qui lui ont tous confirmé que c’était un bon choix, elle est capable, une fois la queue de la caisse terminée, de vous dire en reposant le vêtement dans le 1er bac venu « finalement je ne le sens pas, viens on y va ».

Son problème : Elle met 2 ans à choisir un gilet gris donc forcément sa garde-robe n’est pas très folichonne, tout est trop simple, elle ne prend quasi jamais de risque et se retrouve toujours à acheter la même chose.

La modérée : Contrairement à ce que l’on croit, la modérée aussi peut faire des erreurs. Par exemple, après une mauvaise journée, acheter quelque chose juste pour décompresser (et dans ce cas on se retrouve deux jours plus tard en mode « what ? c’est vraiment moi qui aie acheté ce truc ? »). Ou bien, comme ma mère, parce qu’elle a vu une chemise super belle, mais qui est méga compliquée à associer du coup la super belle chemise se retrouve à vie toute en dessous de la pile et n’est jamais portée.

Les règles de base sont donc les suivantes :

Penser en terme d’association : lorsque vous essayez un vêtement vous devez imaginer une tenue complète qui fit avec, composée de vêtements déjà dans votre garde-robe (chaussures comprises).

Faire attention à la transparence : si vous n’êtes pas du genre à assumer qu’on voit vos sous-vêtements à travers vos vêtements laissez tomber la robe (même superbe) 100% transparente derrière, car vous pouvez être sûre que vous ne la porterez jamais.

Faire attention à la matière : il y a les vêtements lavables à 30 degrés en machine (là ok), ceux qui sont lavables uniquement à la main (ça en décourage déjà quelques-unes, pas que ça à foutre non plus) et les vêtements lavables AU PRESSING seulement. Dans ce dernier cas on dit ciao et on le repose en rayon (à moins d’être tombée amoureuse de la pièce en question) tout simplement parce que nous savons pertinemment ce qu’il va se passer : vous allez la porter 1 fois, 2 fois, 3 fois, puis il sera urgentissime de la laver et comme vous n’aurez pas le temps de vous en occuper, vous ne la porterez plus jamais (à 200 $ pièce ça fait cher la fois portée).

Adopter le mix & match : choisir les basiques dans de bonnes marques qui vous garantissent qualité et longévité ainsi que de jolies coupes. Et les pièces funkies groovies dans les marques bon marché, car, prenons exemple sur l’imprimé léopard : typiquement c’est sympa, mais on peut être sûr que 6 mois plus tard il sera complètement has been (donc tant mieux si on l’a payé 15 $ chez H&M).

Je n’ai plus qu’à vous souhaiter un bon shopping…