Pour donner un dernier petit boost de joie à mes vacances, je suis partie au Cap Ferret, à deux pas de l’océan avec quatre copines. Cela faisait longtemps que je n’avais pas profité d’une compagnie exclusivement féminine, et je dois dire que cela m’a fait le plus grand bien.

Se retrouver entre filles c’est avant tout ne pas avoir peur du taux d’œstrogène au cm2, et je peux vous dire qu’à cinq dans une petite maison de famille, il y a de quoi s’inquiéter.
Pourtant, nous nous sommes très bien adaptées et le plus beau dans tout ça, j’aurais aimé y rester pour toujours.

Puisque chez 1ou2 Fantaisies nous sommes fières d’avoirs de nombreux lecteurs masculins, il me fera un certain plaisir de démentir l’image des filles en vacances, un peu cul-cul en train de glousser à grand coup de bataille de polochons en sous-vêtements.

Passer des vacances entre filles c’est avant tout des petits et des longs voyages dans une voiture sans climatisation avec un autoradio un peu kaput et des stations avec des noms de merde comme « Hot Radio » ou « Skyrock ». Viennent ainsi se greffer à cela des chansons extra nazes qui jouent systématiquement aux cordes vocales un très mauvais tour.

Passer des vacances entre filles, c’est aussi parler de mecs. Beaucoup, beaucoup, beaucoup (trop ?).
Qu’ils soient beaux, laids, qu’ils nous aient brisé le cœur (ou inversement pour certaines…), ou qu’ils soient notre futur mari (mais ça, ils ne le savent pas encore), on ne parle que d’eux entre quelques échanges d’astuces pour réussir des bonnes boulettes de viande à la menthe    et tout ça avec les lèvres badigeonnées d’un gommage fait maison à l’huile et au sucre (berk).

Et puis lorsque les conversations s’épuisent, il y a toujours les tests ludiques et coquins dans le nouveau Glamour de l’été, avec des titres qui laissent à désirer comme : « À quoi ressemble votre jardin secret ? », « Que recherchez-vous inconsciemment? » etc. NB : Pour celui-ci, ma réponse a été « un jumeau ».    Donc toute personne me ressemblant, veuillez vous manifester rapidement, merci!

Le magasin de cosmétiques du coin est toujours une bonne occasion pour sortir de la maison. Que ce soit pour se parfumer, se maquiller gratos  ou se décrocher la mâchoire à l’annonce du prix de la crème que la dame vient de s’offrir. 250 euros pour une crème Sisley : « On se fait plaisir madame je-suis-pétée-de-tune-et-j’achète-une-crème-qui-vaut-la-moitié-de-mon-loyer»

Et puis, la nuit venue, il n’est plus trop question d’aller se dandiner sur la piste de danse. Le  « Paris by Night », étant la seule boite de nuit du village, on a pas trop envie d’aller danser avec tous les ploucs du périmètre voisin.

Non, le soir, c’est soirée mémé. Et puis de toute façon, à quoi bon aller se trémousser alors que le mot « épilation » a été furieusement banni pendant une semaine. Les jambes et les sourcils rivalisent avec ceux d’un grizzly bear, mais qu’importe ! Ma tisane aux fleurs ne verra pas la différence.

Eh oui, cette image clichée des filles en petite culotte qui se jouent dans les cheveux est erronée. Mais c’est parfait comme ça, parce qu’après tout, si entre filles on ne peut pas être des filles, alors quand le serons-nous vraiment ?