Il était une fois une jeune femme de la banlieue qui tomba en amour avec un Montréalais, qui lui fit découvrir et aimer Montréal petit à petit. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’avant que je rencontre mon prince je ne venais à Montréal que pour l’université. Je partais du métro Montmorency et je sortais à Berri-UQAM, sans même mettre le nez dans les rues de cette belle ville. On peut définir ma relation avec Montréal comme une relation amour-haine.

Certaines fois, je la trouve froide, effrayante, agressante, bruyante et impolie, mais d’autres fois je la trouve stimulante, attrayante, colorée, diversifiée et passionnante. Je suis arrivée à Montréal comme une vraie touriste effrayée. Je craignais tout; les itinérants, le métro, les ruelles, même les taxis. Ce qui est le plus merveilleux c’est que l’humain a la capacité de s’adapter. Nous n’avons pas tous le même rythme, je dois avouer que je suis une vraie tortue en question d’adaptation, mais je termine toujours par m’ajuster à mon environnement, une chance!

J’ai atteint ma pleine intégration la semaine dernière lorsque je suis partie en Uber pour me rendre chez mon amie. Je suis ensuite allée bruncher dans un petit café huppé du Mile-End, faire les vitrines pour me trouver des superbes lunettes vintages et terminer le tout en utilisant un Bixi… pour la première fois! Je ne m’étais jamais sentie aussi urbaine et bien à Montréal. Cette journée précise m’a fait tomber en amour avec Montréal, une ville qui a ses défauts, mais aussi ses charmes, que j’apprends à découvrir. Ça prend du temps certes, mais ça prend aussi la bonne personne avec qui découvrir une ville; puisque c’est les personnes qui l’habitent qui la définissent. Dans mon cas, c’est une personne en particulier qui me fait tant aimer Montréal. Alors voici cinq choses que j’ai apprises sur Montréal durant les derniers mois.

  • Le transport en commun qui a l’air de l’invention la plus technologique, puissante et extraordinaire en banlieue, n’est pas si hot que ça. Ça l’arrête souvent, ça te met en retard, bref ce n’est pas aussi magique que ça en a l’air.

 

  • Attends-toi à te faire solliciter toutes les deux minutes, littéralement! Pour de l’argent, de la nourriture, un magazine, des questions d’orientation dans le métro, l’heure, des dépliants informatifs sur les prochaines grèves à venir, toutes les occasions et les causes sont bonnes pour venir te sortir de ta bulle.

 

  • Il y a des cônes partout! Il n’y a pas un coin de rue où il ne se passe pas de la construction. Même les trottoirs de piétons peuvent être barrés. En auto, en autobus ou à pied tu es certaine de tomber sur un cône orange, promis! Et la construction de nombreux condos près du palais de mon prince urbain est devenue notre nouveau réveille-matin.

 

  • La tentation est partout. En banlieue si tu veux quelque chose, tu dois sortir, prendre ton auto et t’y rendre; ce qui demande une bonne dose de motivation. À Montréal, dès que tu mets le pied dehors ou en sortant du métro, tous les restos, magasins, cinémas, cafés name it, sont à portés de main! Attention au portefeuille 😉

 

  • Tu deviens de plus en plus impatient. Je le suis déjà à la base alors Montréal ne m’aide vraiment pas de ce côté. Le bruit, les foules, le métro et la congestion routière te transforment en un monstre irritable et impatient.

Malgré tous les bons côtés de la ville qui peuvent exister, si je reste trop longtemps à Montréal je m’ennuie de ma grande cour et des haies de cèdres qui me cachent et me bloquent du monde. Il faut croire que mon côté sauvage a encore besoin de son petit havre de paix banlieusard.


Crédit photo : newenglandnomadic / Montreal dot com