Avant tout, je lève mon chapeau à toutes celles qui ont les guts d’aller seules prendre un verre. Je vous admire, je vous envie bref, vous êtes mes idoles!

Combien de fois suis-je restée seule chez moi à languir parce que personne n’était disponible pour m’accompagner? Trop souvent, je songe définitivement à élargir mon réseau de contacts… En tout cas, si à l’opposé de certaines je suis encore dans ma passe  » j’ai besoin d’un complice pour sortir prendre un verre  » j’ai quand même pu, à défaut, avoir un avant-gout de c’est quoi sortir seule dans un bar!

Expérience #1
Soirée de date, à laquelle j’allais de reculons, mais où je suis quand même allée, j’arrive pile-poil à l’heure telles mes habitudes de fille ponctuelle. Je reluque la clientèle, mais ma date n’est pas encore arrivée donc je me dirige vers le bar. Le bar est selon moi la meilleure place dans un resto pour une date. Parce que si c’est plate, tu n’es pas gêné de regarder bien droit devant toi et si au contraire c’est plutôt bien, les rapprochements sont assez faciles. À peine une minute assise, le gars à côté de moi se met à me jaser pis en moins de deux, une bière bien froide m’est servie. Une fois ma date arrivée, dix minutes en retard, il n’a même pas eu besoin de me payer un verre (le chanceux). Bon, finalement, avec aucun des deux ça ne s’est donné, mais ici, ce n’est pas le résultat qui compte.

Expériences #2
5 à 7 entre filles auquel j’allais avec un peu trop d’enthousiasme. Ponctuelle, j’arrive à l’heure. Clairement, mes amies ne sont pas là, mais connaissant leur mauvaise ponctualité, je ne suis pas trop étonnée. Je me dirige vers le bar en pensant les attendre quelques minutes… Une heure plus tard, où l’équivalent de deux pintes de bière et d’un shooter furent déjà ingérés dans mon corps de 5 pieds 2, mes amies sont arrivées. Mais durant ce temps, mise à part boire et les attendre, j’ai pu user de mes charmes, ce qui m’a valu, avant la fin de la soirée, le numéro du plus beau mec de la place selon moi et mon taux d’alcoolémie avancé. Bon, ici encore, le résultat n’est pas ce qui est le plus important!

Alors l’autre jour, après avoir raconté à mon cousin toutes mes péripéties de jeunes célibataires, il n’a rien trouvé de mieux que de se lamenter d’être né sous le mauvais sexe. Selon lui, c’est tellement plus simple d’être une fille dans ces occasions-là… Et, je n’ai pas vraiment pu le contredire…

Malgré ces deux expériences quand même fructueuses, je ne sais toujours pas pourquoi je m’obstine à faire la gueule toute seule chez moi les soirs où tout le monde semble avoir des occupations sauf moi… Un jour… Mais d’ici là, je vais continuer à mettre à profit la non-ponctualité des gens qui m’entourent!

crazy

C’est le début de ma transformation en Ryan Goseling dans Crazy stupid love (en version féminine)