« Aujourd’hui, c’est toi qui vas décider ce que tu porteras à l’école ! » Cette phrase est d’autant plus libératrice qu’elle nous prouve que nous sommes enfin assez matures pour choisir le beau du laid. Notre goût personnel va enfin pouvoir déterminer quel type de personne nous allons être dans les couloirs de nos écoles.

Au début, nos choix sont quelque peu hésitants; l’orange et le violet nous semblent être une combinaison parfaite, les lacets de différentes couleurs nous projettent dans une sphère beaucoup plus hype, et le fond de teint devient la seule et unique solution à nos problèmes cutanés naissants.

Avec le temps certain d’entre nous ont freiné leurs multiples ingéniosités vestimentaires, alors que d’autres n’ont fait que continuer.
Et c’est à l’université que nous pouvons ainsi faire un classement des différents types de personnages qui ont, ou non, évolués.

Nous avons d’abord les Mean Girls réadaptées. Pas très loquaces, mais beaucoup moins méchantes elles se pavanent en Canada Goose noir (ou rose pour les plus aventurières). Si elles ne se déboitent pas l’épaule avec leur Longchamp et Mac, elles se brûlent les lèvres avec leur « Latte-double-shot-no-cream-venti-macarena-hey! »

Les hipsters se baladent avec leurs énormes lunettes (enfin, qu’on se le dise, je pense sérieusement que la moitié d’entre eux n’ont pas besoin de correction oculaire. C’est juste pour le style tu vois.). Les chemises à carreaux sont un must, faut faire bucheron, mais pas trop. L’occasionnelle pipe à la bouche donne toujours un sawgg de vieux papi en plus… Pour les plus hardcore, il y a toujours ceux qui s’habillent en mode Macklemore dans « Thriftshop ».

Avec l’hiver qui s’installe, vous croiserez sûrement la catégorie des plus résistants. Le froid, ils ne connaissent pas, et encore moins les manteaux. Pendant que vous serez emmitouflés jusqu’à la racine de vos cheveux dans vos doudounes et caches oreilles immondes, ces joyeux lascars gambaderont gaiement en chemisette en répétant à qui veut bien l’entendre « oh ! Il fait frisquet aujourd’hui ». Genre, t’as perdu toute sensation ou quoi ?

And last but not least, je garde le plus croustillant pour la fin, ce qui me fait frémir de rage, ce que je ne comprends pas, ce qui me fait brandir des points d’interrogation géants coupés dans du carton… les filles qui portent des talons avec des sacs à dos. Je ne vous parle pas ici de sac à dos « Eastpack » trop fresh en mode « éternel étudiant ». Non, non je vous parle des giga sacs de randonnée qu’on achète chez Atmosphère parce que notre grande tante nous a donné une carte-cadeau de là-bas.
Je ne peux même pas concrètement les catégoriser puisqu’elles ne vont même pas dans le groupe des vrais hardcores montagnards qui gravissent les escaliers des différents pavillons avec leurs chaussures de marche à crampons…

Peut-être que nos mères auraient dû continuer à nous habiller après tout…