Aujourd’hui je ne vais pas vous parler de comment avoir un outfit fashion malgré la slush ou faire une fishtale braid en moins de deux, mais plus égoïstement saluer les 21 dernières années que je viens de passer en ma compagnie.

Aujourd’hui c’est mon anniversaire, je suis internationalement légale. Je peux donc, si je le veux, faire du stop jusqu’au Vermont et me commander un verre de champagne sans avoir peur de me retrouver derrière les barreaux.

Je peux aussi me faire offrir un verre par un Émirien milliardaire so fancy, sans qu’il ne se retrouve derrière les barreaux.

Bref, là n’est pas la question.

21 ans c’est donc l’âge du pont. Celui-ci nous sépare de l’enfant que nous étions jadis et l’adulte que nous espérons devenir. C’est aussi un âge où le sérieux devient quotidien, où les factures non payées nous donnent de l’eczéma et où nos rêves d’ados perdus s’effritent peu à peu.

C’est aussi un âge d’opportunités. Le monde s’offre à nous comme une fleur à la rosée du matin. Où nos résolutions du 1er janvier sont enfin tenues (oui Monsieur, je me suis inscrite à la gym et j’y vais trois fois par semaine !).

Je suis fière du chemin que mes vingt et une petites années, entassées dans des cartons ont parcouru.  Je sais, c’est hyper cliché, mais je ne serais certainement pas là où j’en suis sans toutes les personnes qui sont restées assez longtemps pour me connaître.

Cet article commence sévèrement à ressembler à un speech de remerciement aux Oscars. Vous m’en voyez désolée!

Si je veux vraiment être honnête avec vous (parce que bon, soyons sincères, on est quand même tous devenus vachement chumy chumy !), j’ai passé tout mon dimanche à pleurer et à m’essuyer le nez dans mes draps. Je sais, charmant. On aurait dit qu’on m’avait annoncé que j’allais avoir 50 ans au lieu de 21 et qu’Harry Potter n’existait pas.

Et je me suis rendue compte que la simple raison pour laquelle j’étais dans tous mes états c’est que je savais que mes parents ne seraient pas à mes côtés pour cette journée si spéciale. Oui, ils sont actuellement dans le Sultanat d’Oman en train de ripailler avec des locaux et  acheter des sarouels multicolores. Non, mes parents ne sont pas des hippies.

Heureusement que Montréal is my home, et que je sais que j’y trouverai toujours du réconfort. Je ne perdrai pas non plus toute ma jeunesse ni l’éternel enfant qui sommeil en chacun de nous. J’ai quand même passé mon samedi soir à dégommer un ami aux jeux vidéos jusqu’à une heure du mat’, donc bon.

Je vous envoie donc à tous un ou deux bisous, en espérant vous pondre des articles de qualité en cette nouvelle délicieuse année. B