Mon entourage me considère comme une fille chanceuse depuis quelques mois. Ça remonte précisément à un 5 à 7 de septembre… où j’ai gagné un voyage de deux semaines au Costa Rica. Je sais, ça n’arrive pas tous les jours, mettons! Mais depuis cette fameuse soirée, on dirait que pour mes proches, je devenais tout d’un coup entourée d’une aura spéciale qui attirerait la chance. Cette étiquette me colle à la peau, tellement que pour certains, je suis carrément devenue une patte de lapin ambulante, ok j’exagère à peine. On me demande d’acheter des billets de loterie, on m’inonde de concours sur Facebook (ou on m’empêche au contraire de participer aux tirages) et on me sort des choses du genre : Toi on le sait bien, tu gagnes toujours tout…  

Je trouve le tout assez comique et j’ai commencé à analyser tout ça en faisant de la psychologie à 5 cennes, un de mes passe-temps pref. Les gens ne peuvent s’empêcher de trouver une raison à tout phénomène, et pour ce qui est de la chance, trois théories reviennent le plus souvent: 

1- Gri-gri et magie noire
La première est un mélange de spiritualité/magie/karma/alouette. Selon ses adeptes, une personne qui accumule les bonnes actions attirerait la chance sur soi. J’inclus aussi dans cette catégorie les collectionneurs de pattes de lapin et du fer à cheval, les interprètes du biscuit chinois et d’astrologie, sans oublier les pratiquants de différents rituels chanceux ou superstitieux. Et avant de juger mesdames, pensons à nos hommes chéris qui portent le même chandail (ou pire, les mêmes bobettes) durant l’entièreté des séries…

2- Statistiques et probabilités
Il y a, à l’inverse, ceux qui attribuent la chance au hasard, point barre. Le fait que mon nom ait été tiré dans un lot s’expliquerait uniquement par la loi de la probabilité. Bien que cette explication soit logique et rationnelle, je la trouve incomplète (en plus d’être plate). Ce qui m’amène à la troisième théorie : un joyeux mélange de probabilités et d’opportunités.

3- Provoquer les occasions
Parce qu’être chanceux dépend aussi des opportunités que l’on crée nous-mêmes. Après tout, mes chances de remporter un voyage auraient été pas mal nulles si je n’étais pas allée à ce fameux 5 à 7. En sortant de notre routine, en allant rencontrer du nouveau monde ou en essayant de nouvelles choses, on augmente les possibilités qu’il nous arrive quelque chose de nouveau, que ce soit positif ou négatif. C’est la beauté de la chose!

Au fond, je pense qu’être chanceux ou pas reste avant tout un état d’esprit. Il y a quelques semaines par exemple, ma voiture a refusé de démarrer alors que j’étais dans la cour d’une station-service qui faisait aussi office… de garage! Je me suis trouvée chanceuse dans ma malchance, puisque je n’ai pas eu à faire remorquer ma voiture (ou à causer un bouchon de circulation sur la métropolitaine). Quelqu’un d’autre aurait pu trouver enrageant le fait que sa voiture ne démarre plus, sans voir le positif de la situation. Ça m’amène à penser qu’on est tous chanceux à notre façon, suffit de s’en rendre compte. Et pas besoin de patte de lapin pour ça.