Mon père, aujourd’hui, je me confesse. Je possède un iPhone, j’adore les emojis, j’ai déjà porté des UGGS et…la semaine dernière je me suis rendue au Starbucks pour boire UN FRAPPUCCINO. Je me confesse : je suis une basic white girl.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, pour moi, c’est difficile à avouer et à assumer. Mais pourquoi? Inutile de vous le mentionner, la typical white girl pour ne pas dire  basic white bitch n’a pas la meilleure réputation dans la société. Pour ceux qui ne le savent toujours pas, ce terme est utilisé pour désigner un type de filles jeunes, à la peau blanche, portant des vêtements de marque, possédant un compte Instagram rempli de selfies et consommant régulièrement des produits Strabucks, Apple, Lululemon, MAC, etc.

Ces mêmes filles ont la plupart du temps une réputation de princesses, égocentriques, nunuches et j’en passe. Et pourtant, j’ai beau chercher longuement, m’interroger…je ne vois pas le lien. Je ne vois pas en quoi une fille qui consomme des Frappuccino et qui aime porter des bottes beiges qui ressemblent un peu à des pantoufles est moins éduquée ou cultivée qu’une autre.

Et ce nom : basic white girl, pourquoi associer cette mode seulement aux filles et aux personnes à la peau blanche? Les personnes d’origine asiatique, haïtienne ou africaine ne fréquentent pas les cafés Starbucks ou n’ont pas de compte Instagram ni d’iPhone? Laissez-moi en douter! Elles sont tout aussi belles, à la mode et consomment autant de produits populaires que les filles « blanches ». Je n’ai donc plus honte de le dire sans avoir à aller à la confesse, si c’est comme ça que l’on a choisi de m’appeler, je suis une basic white girl, ben oui pis?

Je le dis donc haut et fort : j’en ai marre qu’on m’attribue des qualités/défauts en fonction de mon style! Sachez que peu importe comment vous serez, il y aura toujours quelqu’un pour vous juger et pour définir ce que vous êtes sans vraiment vous connaître. Une fois pour toutes, affirmons-nous, et ce, peu importe notre style!

En 2016, il faudrait arrêter de penser qu’une fille qui aime le maquillage et la mode est une « nounoune » peu cultivée, qu’une hipster se donne un genre ou qu’une « yogi » pratique le yoga chaud parce que c’est la mode et que c’est cool de le faire.

Assumons-nous, car il n’y a pas de honte à faire du yoga, à porter des vêtements de marque, à consommer dans certains cafés et restaurants ou à aimer le maquillage et la mode. Parce qu’à force de vouloir catégoriser tout le monde on finit par éliminer la diversité pour vouloir entrer dans le moule.

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