Il y a quelques années de cela, j’étais de celles qui levaient les yeux au ciel quand j’apercevais un joggeur, autour du parc Lafontaine, avec sa ceinture de bouteilles d’eau, ses petits cuissards et ses souliers de sport nouvelle génération, du genre rose et orange flash avec la semelle de derrière qui gonfle à chaque pas. Je voyais les photos de mes amis heureux et colorés de la tête aux pieds lors de leur participation à Color me RAD et je me sentais un peu comme grumpy cat. Je n’étais pas jalouse, loin de là, mais plutôt blasée et complètement désintéressée de ce que pouvait être la course à pied, ce sport me paraissait d’un ennui mortel.

C’est vrai que je n’étais pas le meilleur exemple d’une fille active, la plus grande activité physique de ma semaine se résumant à marcher jusqu’à la station de métro et à être essoufflée après avoir monté 2 escaliers de 15 marches entre mes salles de cours. C’est lorsque mes amis ont proposé que l’on s’inscrive à pas encore une autre course amusante de 5 km que le déclic s’est fait. Après 20 minutes à m’obstiner avec toute ma gang que je ne pourrais pas suivre le parcours dans sa totalité, car je n’étais pas capable de courir plus de 2 minutes (au maximum 5 si le vent me soufflait dans le dos), je me suis finalement dit : « Et si j’essayais? Juste un défi personnel, comme ça, réussir à courir 30 minutes d’affilée… ça serait déjà une belle réussite ».

J’ai donc entrepris un programme d’entraînement déniché sur internet : « Comment passer de 0 à 5 km en 30 jours ». Après avoir trouvé ma première semaine d’entraînement infernale (j’angoissais à l’idée de courir 6 minutes sans m’arrêter), je me suis surprise, l’instant de 15 secondes, à aimer ça, la course. Puis, à ressentir un certain confort lors de certains entraînements, et ensuite à chaque entraînement. Je n’en croyais pas mes yeux, ma famille et mes amis non plus, d’ailleurs : j’aimais ça la course! Je me suis en fait surpris à ne jamais arrêter de m’entraîner, à courir un 5 km, puis un 10 km et finalement, contre toute attente, un demi-marathon, un an après ma première course.

Si l’idée de vous y m’être trotte dans votre tête, voici trois précieux conseils que je donne à ceux qui commencent :

  • Plusieurs personnes l’ignorent, mais environ 80% des coureurs n’ont pas la bonne technique de course lorsqu’ils débutent. Je vous conseille donc de vous informer sur le sujet avant de commencer à courir de plus longues distances. Plusieurs trucs à ce sujet sont disponibles dans les livres sur la course, mais aussi en vidéo sur YouTube, par exemple.
  • Assurez-vous d’avoir de bons souliers conçus pour la course. Plusieurs boutiques spécialisées peuvent vous renseigner sur le bon modèle à vous procurer. Même s’ils sont souvent dispendieux, c’est un excellent investissement, car des Converse ou les souliers que vous mettez au gym pourraient vous occasionner des blessures à force de les porter pour courir.
  • Attention à ce que vous mangez avant de courir. Les aliments gras, riches en fibres et même certains fruits et légumes plus difficiles à digérer comme les poivrons ou les concombres sont à proscrire si vous ne voulez pas feeler un mauvais coton comme la dernière fois où vous avez fait La tornade à la Ronde juste après avoir mangé une grosse barbe à papa. J’aime particulièrement les compotes de fruits qui sont faciles à digérer, les smoothies et certaines boissons légères comme le thé Run for lov de Lov organic, ma nouvelle découverte.

Courir, bien qu’on pense souvent que ce ne soit pas fait pour nous, permet de se sentir libre, de se sentir en contrôle de soi, de passer un moment avec nous-mêmes, de libérer le stress que nous avons quotidiennement à gérer et de se sentir tellement fier de soi après un entraînement. Peut-être que la course n’est, effectivement, pas faite pour vous, mais tellement d’autres sports, tous aussi agréables que le jogging, s’offrent à vous pour mener une vie active.