La danse m’a toujours fascinée. Du jazz au classique, en passant par le hip-hop et le désormais (tristement) célèbre twerk, dès que j’en vois, l’envie me prend de remuer les pieds. Et les fesses. Sauf si je suis dans le métro.

Devant mon miroir, je laisse mon inner self s’exprimer. Bien entendu, c’est Beyonce. What else ? Je commence doucement : un petit tour par ci, un petit déhanché par là, histoire de chauffer la foule (Whaaaat uuup Montreeeeaaal (qu’on me laisse rêver)). Très vite, me voilà telle une déesse en train de bouger des pieds et des jambes et vas-y que je te roule ma tête d’un côté et de l’autre, hop pirouette, et hop le robot, et hop salto arrière (non c’est une blague, faut pas déconner quand même)

Au bout d’une demi-heure de cinq minutes, Faut vraiment que j’arrête de fumer, je finis en grand écart (tout est possible) et je fais un clin d’œil à Beyonce.

Seulement voilà, ça c’est devant mon miroir. Parce qu’en réalité, je ne sais pas danser. C’est triste, mais c’est comme ça. Au fil des années, il a fallu que je développe des techniques trompe-l’œil pour faire croire que je domptais le dancefloor. Parce qu’il y a un moment où on ne peut plus s’en tirer en demandant au DJ de passer la macarena. C’était acceptable en 95. Et encore, que l’été au Club Med avec trois Pina Coladas dans le nez.

Le number one sur le marché, testé et approuvé par une quantité de monde, c’est la technique dite de « pierre-papier-ciseaux ». Non seulement, ça permet de savoir quoi faire de ses deux mains, mais ça permet aussi de jouer avec son pote ni vu ni connu sur la piste de danse. Et ça, c’est sacré.

Après, il y a la technique du lancé de dés, repris sereinement par Seth Rogen dans Knocked Up. Fait moins d’effet, mais tout aussi honorable.

Evidemment, pour ceux et celles qui ont des problèmes psychomoteurs assez conséquents, il reste la technique du hipster. Se tenir droit, remuer la tête en rythme, les mains dans les poches et garder un air sérieux en ayant l’air de connaître à fond ce groupe obscur, que vous avez découvert il y a trois ans, avant même que le groupe ne se forme. Vous voyez le genre. Sauf si on passe la macarena, là vous quitter la piste. Et les lieux. Il ne fait pas bon traîner la nuit dans ce genre d’endroit.

Sur ce, je vous laisse expérimenter devant votre miroir. Mais quand vous twerkez, s’il vous plaît, ne tirez pas la langue comme Miley. Ce sont des choses qui ne se font pas. J’aimerais qu’on reste copains, vous et moi.