Quand j’étais plus jeune et que j’empruntais les cartes expirées d’une fille qui ne me ressemblait même pas, sortir était synonyme de danser shake that booty! Nécessairement, pour pratiquer cette activité je sortais dans les Clubs avec un grand C. Oh oui, ces endroits sombres et lugubres, mais à la fois trop éclairés par les jeux de lumière futuristes et tape-à-l’œil. Ces bons vieux établissements où le client n’est pas roi! 

Attendre 30 minutes dans la file, supporter l’attitude ignoble des doormans en mode «je suis le maître du loft », te faire dire par une gurda qu’il est minuit et que tu ne peux plus rentrer sur la guest list de ton ami même si tu es arrivée il y a de cela 45 minutes, entrer et payer un cover, laisser du tip à une fille qui t’étampe en te jugeant, faire la file pour déposer ton manteau humide parce que la neige a fondu, payer 2$, re-tiper une autre lady, arriver sur le dance floor bondé, constater la clientèle et être déçue, te faire pogner une fesse par un gars saoul sans manière… Partager une bouteille hors de prix, te tâcher avec ton si sophistiqué vodka-canneberge, etc. Je pourrais continuer la liste de ce qui rend un club un endroit infréquentable après 18 ans, mais là n’est pas le point.

Depuis cette période des folles sorties, il est rare que je sorte dans des endroits où c’est permis, mais surtout bien vu de danser, et sincèrement je m’ennuie de ça! Même si je suis loinnn de faire partie des Jabbawockeez – référence douteuse – j’aimerais de temps en temps me laisser aller sur une piste de danse et sortir mes meilleurs moves.

Les dernières fois que j’ai vraiment dansé, c’était dans des mariages comme ce n’est pas possible, dans des party de chalets enivrés par les hits des années 90, et une ou deux fois dans des endroits inappropriés… Tséé des bars assez tranquilles où les deux seules personnes qui dansent sont celles qui criaient «C’est ma fête!!!» en se claquant une énième round de vodka pickles 2 minutes plus tôt.

Et Dieu seul sait combien c’est un faux pas que de danser dans un endroit inapproprié. Il faut être prêt à supporter les jugements de la foule si on veut grimper sur le bar pour danser, ou monter sur un speaker, ou PIRE utiliser une pole stratégiquement placée pour embellir nos mouvements préférés. Souvenez-vous de la fille qui dansait sur le bar du haut de ses échasses de 6 pouces et qui s’est payée une chute dramatique en calculant mal la distance entre le comptoir et le « vortex-dancefloor » sur lequel elle s’est échouée. Bon, paragraphe bonus pour dire : « faites attention quand vous faites le boogy woogy. »

Bref, je n’ai pas du tout la nostalgie des clubs, mais parfois je me dis : « Ça serait le fun une soirée, danser sur des gros remix entre deux V-necks. » Et puis, je me ressaisis, la vie est trop courte pour revivre une période de notre vie, il faut passer à l’autre étape, soit : mettre une croix sur la danse ou sortir à la Rockette…