Trop souvent hélas, j’oublie mes erreurs passées pour mieux les refaire l’année suivante. Les différents albums photos (et les potes) sont là pour témoigner de mon vide sidéral en matière de connaissance capillaire.

Je suis passée par tous les stades : coupe au bol (bon OK j’avais 7 ans et les Playmobils étaient tendance), permanente bouclée, frange, permanente bouclée ET frange (sur une échelle de 1 à 10, 10 étant le jour où j’ai décidé de me teindre en blonde, cette coupe frisait le 9, c’est vous dire). Ça ne s’arrête (malheureusement) pas là : mini-frange (« maaaa si ma chérrrieee je t’assuuure que ça t’ira par-fai-te-ment. » NOT !), mèches roses (là, je plaide un instant  de folie), et j’en passe…

Le pic ayant été atteint l’année dernière. 2012, année où mon cuir chevelu n’a pas connu que des heures de gloire. J’arrive à Londres, nouvelle vie, nouvelle coupe, c’est bien ce qu’on dit. Changement drastique chez le coiffeur. « Je veux être blonde ! » Le jeune débutant touche mes cheveux bruns foncés et s’exclame à son tour : « maaa si darling je t’assuuure que ça t’ira par-fai-te-ment. » Je suis ravie qu’il soit aussi enthousiaste que moi. J’aurais dû me méfier. Trois longues heures plus tard, je me réveille d’une douce sieste aux volutes de shampoing et de coloration, impatiente de savoir si effectivement « blondes have more fun ». Et là, dans le miroir, au lieu du blond incandescent trône une sorte de brouillard carotte vif. Je m’assure qu’il n’est pas daltonien. Il me dit que le blond est très difficile à avoir pour mon type de cheveux. Je pleure, je maudis, je m’arrache les cheveux (au figuré, je n’allais pas en plus empirer la situation, pas folle la guêpe). Finalement, on me dit de revenir le lendemain pour réparer tout ça.

48 heures plus tard, je suis finalement blonde. Mes cheveux sont décolorés, c’est un peu jaune poussin mais ça m’amuse. Pas longtemps. Une semaine plus tard, les racines apparaissent et je regrette déjà mon choix.

Un an plus tard, le blond est toujours là, en-dessous de mes cheveux teints en bruns. Et on en arrive au week-end dernier, où écœurée de voir ce blond pointer son nez tous les 18 à 20 shampoings pour me narguer, je décide de tout couper. « Hop, ça ne doit pas être bien compliqué, c’est comme couper les pointes », me dis-je, inconsciente. Résultat des courses, j’ai un côté plus long que l’autre, et mon dégradé semble avoir été coupé à la tronçonneuse. Obligée d’aller chez le coiffeur, la tête basse, pour m’entendre dire : « à quoi tu pensais ? » À rien, je ne pensais à rien. Je plaide l’amnésie partielle avant de pouvoir mettre la main sur toute photo compromettante.

L’importance d’un bon coiffeur, disais-je…