J’adore faire des bilans.

Ils me permettent de remettre en perspective mes pensées, mes envies, ma vie.
Avec chaque nouvelle année, un bilan est nécessaire à mes yeux. Il n’y a rien de plus satisfaisant que de retourner en arrière quelques minutes et d’analyser le chemin parcouru, pour le meilleur comme pour le pire.

2015 a sans aucun doute été une année forte en émotions. J’aurais tendance à dire que ces émotions étaient négatives, mais après réflexion, je peux conclure avec certitude que je n’aurais jamais autant appris en 365 jours. Il faut des années douloureuses pour en construire de plus belles. Comme le dit si bien notre cher ami Drake, ‘faut bien starter du bottom pour en arriver quelque part (il est bien plus poète que moi ce jeune homme).

Non, je n’ai toujours pas renouvelé mon passeport canadien qui est maintenant expiré depuis 2012 et qui me doit des coups d’œil suspect de la part de douaniers américains lorsque je traverse la frontière.
Non, je n’ai toujours pas passé mon permis canadien, qui me permettrait sans aucun doute des virées en week-end plus que méritées.
Non, je ne vais toujours pas régulièrement au gym malgré sa distance trop proche pour être vraie.

Mais.

Oui, j’ai réussi à garder un emploi plus d’un an.
Oui, j’ai réussi à me maintenir en santé.
(Oui, le dernier album de Justin Bieber a tout niqué.)
Oui, je vais bien.

En hurlant le décompte de la nouvelle année, lors du 31 décembre, je n’ai pu m’empêcher de me sentir libérée. Et lorsque le BONNE ANNÉE final m’a enfin déchiré les tympans, je n’ai pu m’empêcher de fondre en larmes. Comme si le poids de ces 12 mois s’était enfin dissipé, donnant enfin à mes poumons l’air dont j’avais besoin depuis le début de 2015.

Cette année, ce ne sont pas des résolutions que je compte tenir, mais plutôt une certaine mentalité. Si 2015 était l’année du doute et de l’angoisse, l’année 2016 sera celle de l’aventure et de la découverte. Prendre le bon comme le mauvais (parce que oui, il y en aura) et faire de mon mieux pour m’en sortir vivante et fière de moi.

Devenir moi-même n’aura jamais été si excitant.