Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide? On va se coucher plus intelligent ou moins niaiseux ce soir? Alors, de quel côté êtes-vous? Dans le clan des optimistes ou dans celui des pessimistes?

Pour être franche autant avec vous qu’avec moi, j’ai un petit penchant pour le pessimisme. On s’entend que ne rien faire pour finalement dire : « J’te l’avais dit » demande bien moins d’énergie que tout mettre en place pour obtenir ce que l’on veut… MAIS ayant encore un bon 50 ans à vivre, si tout se passe bien, je me dis que la vie risque d’être plus agréable si je la teinte de plus d’optimisme. J’ai donc pris l’habitude de voir le verre à moitié plein et de me coucher plus intelligente le soir.

Alors, quand une amie m’a confié qu’elle s’attendait toujours au pire des hommes, comme ça elle ne pouvait jamais être déçue, clairement dans le clan pessimiste, je fus un peu choquée.

Il y a quelques années, une amie m’avait conseillé une lecture sur le développement personnel. Ayant à ce moment encore 53 ans à vivre, si tout se passe bien, je me suis dit why not. Un passage fut une révélation pour la jeune pessimiste que j’étais. En gros, ça disait que si tu es célibataire, c’est principalement par choix. Parce que d’une certaine façon, si ce n’était pas vraiment ce que tu voulais, tu t’arrangerais pour être dans une relation, probablement peu satisfaisante, mais tout de même dans une relation. Alors, inconsciemment, c’est souvent une question de choix.

En jumelant les propos de mon amie et la réflexion de cet ouvrage, je me suis questionnée… Pour les pessimistes qui, par exemple, pensent que tous les hommes sont des trous du cul qui veulent juste fourrer, ben n’y a-t-il pas plus de possibilités qu’ils tombent sur des trous du cul qui veulent juste baiser?! Ne vont-ils pas justement s’arrêter sur ces gens-là puisque de toute façon il n’y a pas mieux ailleurs?! À l’opposé, les optimistes qui caressent le désir de trouver la relation idéale, et ce, peu importe le temps que ça va prendre, ne s’attarderont-ils tout simplement pas sur ces personnes qui ne chérissent pas la même vision?!

Bon, je n’ai pas pris le temps de fouiller les écrits scientifiques pour voir si des recherches avaient déjà été lancées, mais j’aime bien croire en cette hypothèse. Que, d’une certaine façon, on attire et on récolte ce que l’on veut. Qu’on est pas mal plus acteur que spectateur et qu’on a donc une plus grande responsabilité sur ce qui nous arrive. Qu’on est plus maitre de notre vie que l’on peut souvent le penser!

Et entre vous et moi, pour n’être qu’une novice dans le clan des optimistes, bien entendu ça demande beaucoup plus d’efforts au début, mais dès le moment que l’on commence à récolter les semences qu’on a soigneusement cultivées, le choix d’avoir quitté le clan des pessimistes n’est accompagné d’aucun regret. Peace and Love!