Mercredi dernier, ma colloque et moi stalkions ses amis du secondaire sur facebook sans scrupules. Cette pause nostalgique dans notre journée chaotique nous a amenés à aller lire ses anciens courriels sur Hotmail.

Ah, Hotmail. Repère de notre adolescence, de nos joies, de nos peines et de notre évolution tout entière.
Facebook n’était qu’un fœtus difforme, Voldemort style, et MSN rythmait mes goûters après l’école.  

Du coup, je me suis attelée ce matin à mon bureau, prête à ouvrir ma boite Hotmail et à faire ressortir mes démons de 14ans. Génial. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous mes loulous…

Plusieurs choses assez flagrantes sont ressorties des nombreux mails qui y trainaient, débordants de fautes d’orthographe et d’amour mal dosé :

  • J’avais la fâcheuse habitude de donner des surnoms absurdes à tout le monde et à forcer les gens à m’en donner aussi (histoire qu’on ait l’air plus proche).
    • Ben le Poulet
    • Amélieuuuu
    • Tchoupinette
  • La majorité des titres que je donnais à mes mails me donnerait de l’urticaire si je les envoyais à l’heure actuelle.
    • « Toi PsYcOpAtH ?? Nan tu blague ! »
    • « Kikou ! »
    • « KJDSKDGBSKDBX »
  • Mes amis abusaient vraiment niveau fautes d’orthographe et abréviations
    • « ca va ta nouvelle vie o canada tu tamuz ?? tu tes fé plin damis ??»
    • « jte fé de gro Bizoux! »
    • « mon fréres il é sorti, mes parents ils son partient promené le chien ( mdr ) ( jador) dc je sui en téte a téte avec mon piti ordinateur et une superbe chanson mdr! »
  • Ils se servaient aussi d’Hotmail pour faire de la pub pour leur skyblog grave cool.
    • «c juste pr te dire d’alé sur http://titefraise06.skyblog.com , c mn nouvo blog !! » (Tchoupinette, si tu lis cet article, bigup ! – Love, Poupie).
  • Je m’en servais pour plusieurs réglages de comptes amoureux, genre : « Pourquoi t’es resté avec moi alors que tu ne m’aimais plus? » / « Je t’aime mais, on habite à 6000 kms l’un de l’autre » (histoire de ma vie) / « T’es chiant, casse-toi ».
    • Je n’ai pas mis de vrais exemples (histoire de préserver les identités), mais ceux qui connaissent mes déboires aortiques sauront deviner à quel Don Juan appartient chaque phrase.

Suite à ce retour dans le passé quelque peu traumatisant, je peux vous dire que j’ai fermé ma page Hotmail avec soulagement. Mon inbox Facebook regorge déjà assez d’horreurs lyriques, pas la peine d’ouvrir 15 portals to hell…

 

Allez faire un tour dans votre boîte de réception, plaisir garanti!