Ah, le fameux chialage! La plupart du temps, il fait partie de nos vies sans trop qu’on s’en aperçoive. Il nous permet parfois de nous défouler, d’autres fois il nous est utile en guise de sujet de conversation lors d’un souper entre amies. Jusque-là, ça va, on se dit que c’est normal, que tout le monde le fait, mais quel est l’impact du chialage sur nos vies et notre perception des choses?

Étant moi-même une chialeuse professionnelle, j’en suis venue à me demander si un abus de petits commentaires négatifs parsemés ici et là, à différents moments de la journée, ne contribuait pas à nuire à mon bonheur quotidien. Pourquoi ne pas changer tous ces chialages en pensées positives? J’ai donc fait le grand saut et j’ai entrepris une semaine sans chialage.

Mes observations à la suite de cette fameuse semaine 

  • À peine la semaine était-elle commencée que je me suis rendu compte d’une chose : une semaine sans chialage c’était vraiment plus facile à dire qu’à faire. Le délai vous paraît peut-être court, mais le fait de chialer est tellement commun chez moi et dans mon entourage que c’était, dans mon cas, aussi naturel que de manger quand j’ai faim, de mettre une veste quand il fait froid ou de faire une sieste quand je suis hangover : chialer était pour moi un automatisme. J’ai donc, plus d’une fois, eu à me reprendre après m’être échappée : « Ah oui c’est vrai je fais une semaine sans chialage, faite comme si je n’avais rien dit. ».
  • Une fois habituée, je me suis rendu compte que je pouvais bien investir mon temps en transformant mes petits commentaires négatifs non nécessaires quotidiens en remarques positives. Chaque fois qu’un chialage me venait en tête, je pensais à un commentaire positif à la place. Cette technique à vite eu pour effet d’entretenir mon bonheur pour des petites choses simples au quotidien.
  • Cette observation ne vous surprendra pas, mais ce défi m’a fait réaliser à quel point on perd du temps à chialer sur des petites choses futiles de la vie. Le temps précieux que je prends pour me plaindre de la température ou du fait que je n’ai pas assez de petites robes noires dans ma garde-robe pourrait me servir à des fins bien plus utiles comme à cuisiner des biscuits aux pépites de chocolat ou à complimenter ma collègue de travail sur sa nouvelle couleur de cheveux qui lui va à merveille.

Conclusion 

Peut-on complètement éliminer le chialage de notre vie? Pas vraiment, il se peut qu’on ait envie de continuer, dans certaines circonstances, à chialer sans se sentir coupable et sans passer pour quelqu’un de malheureux. Cependant, j’ai appris, lors de ce défi, à réduire mon chialage quotidien ce qui a eu pour effet de m’aider à percevoir la vie de façon plus positive. Ça vaut parfois la peine de prendre le temps de s’arrêter et de réfléchir à ces petits automatismes négatifs qui peuvent nuire au bonheur. Plutôt que d’arracher les mauvaises herbes, il faut prendre soin des belles fleurs de son jardin parce que c’est souvent plus facile qu’on ne le pense de transformer le négatif en positif.