Au début du mois de janvier, j’ai décidé de me lancer un défi qui, pour moi, semblait pire que d’escalader l’Everest : celui de devenir végétarienne pendant 30 longues journées.

Avant de troquer le steak haché pour les lentilles rouges…

Pour comprendre mon état d’esprit et ma hantise à l’égard de ce défi, il faut savoir que je suis une vraie CARNIVORE assumée. Depuis que je suis toute jeune, je peux facilement manger de la viande rouge 5 fois par semaine, et ce, même si Gwyneth Paltrow me répète de ne pas faire! Quand je vais au restaurant, je suis du genre à commander de la bavette bien saignante et le bacon fait partie de mes principaux intérêts.

Étant consciente du fait que manger une aussi grande quantité de viande rouge pourrait mener à un état de santé plutôt médiocre, j’ai décidé de relever le défi, non seulement pour me prouver que j’étais capable, mais aussi dans l’optique de réduire ma consommation de viande.

Évidemment, je savais qu’après ce court laps de temps je pourrais recommencer à consommer de la viande, mais juste à l’idée de me retrouver devant un steak, une poutine (oui, la sauce est faite avec du bouillon de bœuf) ou une lasagne sauce à la viande sans pouvoir en manger… j’hyper-ventilais.

Résumer de mon régime de pâtes :

  1. Premièrement, bonne nouvelle, ce n’était VRAIMENT pas si pire que ça! Bon, j’avoue que je ne pense pas que j’aurais prolongé mon jeûne de bacon une semaine de plus, mais je pensais m’ennuyer davantage de mon tendre filet mignon.
  2. Il est plus facile d’être végé quand nos goûts y sont disposés. Dans mon cas, je n’aime ABSOLUMENT pas les oeufs et le tofu (non, même pas quand il est ferme, non, même pas quand il est mariné… j’ai l’impression de croquer dans une éponge). Ce fut assez difficile de trouver des variantes et de réellement aimer mes plats.
  3. Je suis saturée des pâtes! Comme mes goûts sont pas mal limités, il n’y avait pas tant de variété de recettes végétariennes que ça à cuisiner facilement et rapidement. J’ai donc mangé des pâtes presque tout le mois! #NotHealthyAtAll
  4. C’est vraiment plus difficile d’être végé quand tout le monde qui vit chez toi n’est pas végé. Comme mes parents ont refusé de participer à mon défi (ils me semblent pourtant déjà les avoir entendus dire qu’ils me soutiendraient toujours dans mes choix…), je me suis souvent retrouvée à devoir me faire un repas à part. Pour contrer cette situation embêtante, j’ai vite développé la stratégie de transformer des repas traditionnels en plats végés, par exemple : du pâté chinois aux lentilles, de la sauce à spaghetti aux lentilles, de la lasagne aux lentilles (les lentilles sont mes nouvelles BFF).
  5. Je ne me suis jamais sentie aussi fatiguée. Je manquais cruellement de protéines parce que je n’ai pas fait l’effort d’en inclure dans mes repas. Comme je l’ai mentionnée plus haut; je n’aime pas ni les oeufs ni le tofu. Je n’ai pas réussi à aller chercher toutes les protéines nécessaires pour ne pas me sentir comme une fragile petite créature. C’est une chose à laquelle il faut penser lorsque l’on devient végétarien : les protéines!
  6. Contrairement à la croyance populaire, je n’ai malheureusement pas perdu de poids. Ça ne veut pas dire qu’on est végétarien que l’on mange santé, en un mois sous ce régime, j’ai mangé 6 pointes de pizza, une poutine (avec sauce végé) et 20 plats de pâtes. J’avais une bedaine avant de commencer ce défi – j’ai encore une bedaine.
  7. J’ai triché…2 fois! Dans un élan de dévouement pour le blogue, je me suis lancée dans le défi au début du mois de janvier…sans penser que c’était aussi le mois de mon anniversaire. En bonne foodie, j’avais réservé 2 mois plus tôt au Montréal Plaza, LE nouveau resto sur la rue St-Hubert (et mon nouvel endroit préféré à Montréal). J’ai beau être la fille la plus dévouée du monde, je n’allais pas me priver de me bourrer la face dans tout ce que je voulais à cause de mon aventure végé. J’ai donc accepté sans gêne, cette soirée-là, d’être une tricheuse.

    L’autre fois, c’était pour ne pas déplaire à la mère d’une de mes amies. Lorsqu’elle m’a gentiment servi du pâté de saumon, je me sentais ben mal de dire : « scusez-moi ça serais-tu possible de me servir un plat végétarien? »

Le bacon, le tartare et le steak-frites finalement de retour dans ma vie…

Ce défi m’a convaincue que c’était POSSIBLE de réduire sa consommation de viande sans pour autant se sentir en carence. En fait, c’est même mieux pour nous, pour notre santé, notre planète et nos amis les animaux! Je ne deviendrai pas végétarienne, mais pour ceux et celles qui hésiteraient à le devenir, sachez qu’il n’en faut pas beaucoup pour faire le saut et qu’une fois l’adaptation faite, on ne s’ennuie pas tant que ça de notre ancien régime alimentaire. Est-ce que je me sens renaître? Il ne faut pas exagérer, mais je suis certainement plus allumée, ouverte d’esprit et, surtout, conscientisée.


 

ET VOUS, SERIEZ-VOUS CAPABLE DE VOUS PRIVER DE VIANDE, POISSON ET VOLAILLE PENDANT 1 MOIS?