On oublie parfois qu’il faut sortir de sa cour pour saisir le pouls des alentours…

Par où commencer ? J’ai l’impression que j’en ai juste trop à dire sur le sujet. Il n’y a pas si longtemps, le Gouvernement du Québec a diffusé deux publicités ici et ici  afin de lutter contre l’homophobie. Je ne sais pas si c’est mes trois dernières années de bac en sexologie ou mon ouverture d’esprit qui ont fait en sorte que je n’ai jamais pensé que ces publicités pouvaient être jugées comme déplacées, voire même scandaleuses, aux yeux de certaines personnes. Et je crois que la journée internationale contre l’homophobie, qui est aujourd’hui by the way, prend tout son sens quand on réalise à quel point il y a encore des propos et des gestes haineux envers les personnes qui pratiquent des comportements sexuels avec un individu du même sexe.

Parce qu’après tout, la majorité des personnes établissent l’orientation sexuelle d’un individu en se basant sur ses comportements sexuels, ou plutôt avec qui il les pratique pour le considérer comme homosexuel, hétérosexuel ou bisexuel. Mais pourquoi devoir toujours tout mettre dans des catégories bien étanches ?? Parce que depuis notre enfance on a été conditionné à choisir un cadre et à ne pas dépasser ses limites ? Puis pourquoi nos comportements sexuels devraient-ils définir notre identité sexuelle ?? Parce que d’une certaine façon c’est rassurant de ne pas être confronté à de nouveaux questionnements ? À y réfléchir ! Le mouvement Queer adopte une idéologie qui va un peu dans ce sens. Ceux-ci ne ressentent pas le besoin de définir précisément leurs comportements sexuels, leur orientation sexuelle et pour certains leur sexe et genre.

Personnellement, depuis quelques années, j’accorde bien moins d’importance au sexe et au genre d’une personne. J’ai réalisé que ce n’est pas le fait qu’elle ait un pénis ou un vagin, soit masculine ou féminine, qui fait en sorte que j’ai des affinités, admire, aime ou même ait une attirance envers cette personne. Et là, cela m’amène à soulever la plus grande flexibilité sexuelle qui est acceptée pour la gent féminine par notre société. Avoir des comportements sexuels avec une autre fille c’est bien plus toléré, voire même encouragé, comparativement à la répression faite lorsqu’il s’agit des mêmes pratiques, mais entre de deux gars. Je n’arrive toujours pas à trouver la logique là-dedans…

Mis à part l’homophobie qui consiste en une « hostilité générale psychologique et sociale, à l’égard de celles et ceux supposés désirer des individus de leur propre sexe ou avoir des pratiques sexuelles avec eux », il y a aussi l’hétérosexime et l’homonégativité qui rentre en ligne de compte. Le premier se veut d’encourager les activités hétérosexuelles, de présupposer l’hétérosexualité de quelqu’un. Tandis que le deuxième se veut de soutenir les droits homosexuels, tant que… ils ne s’embrassent pas publiquement, par exemple. Ce sont des formes plus subtiles de discrimination, mais qui ont tout autant de répercussions négatives à l’égard des personnes ciblées.

Alors, que faire ? En parler, se rassembler, promouvoir et propager les campagnes de prévention, intervenir quand on voit et entend des propos ou des gestes à connotation homophobe, même si c’est juste une blague. Bref, tout faire sauf balayer ça en dessous du tapis. Je vous laisse une dernière vidéo qui selon moi apporte un point de vue assez intéressant et qui s’argumente plutôt bien !

 

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