Depuis quelque temps maintenant, nous entendons parler de L’effet A, une initiative qui vise à propulser le leadership et l’ambition au féminin. Je suis d’assez près ce mouvement puisque les femmes qui portent ce projet (Isabelle Hudon Sun Life, Sophie Brochu Gaz Metro, Isabelle Marcoux Transcontinental, Marie-Josée Lamothe Google et Kim Thomassin McCarthy Tétrault) sont de vrais exemples réalistes du succès professionnel pour une femme au Québec.

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Source : L’effet A

Or dans mon entourage de banlieue Centre-du-Québec, les techniques en soins infirmiers se multiplient à vitesse grand V et L’effet A reste méconnu de la plupart de mes amies. Je me demande souvent pourquoi mes amies ne sont pas stimulées par un tel mouvement? Et j’en suis venue à la conclusion que l’ambition est variable d’une personne à l’autre, tout comme la maturité, et que ça me dérange un peu.

Ainsi, quand je parle de Montréal, ou du fait qu’ « I Wanna be on Top » avec Tyra Banks, certaines de mes amies me regardent d’un air éberlué et se contente de me dire : «Bien voyons Mari, t’es pas bien ici avec ta famille, les grands espaces, bref ta vie présentement»? Pour le moment oui, mais dans trois ans, non. J’ai un plan  en tête qui nécessitera des avancements pour renouveler mon bonheur, car l’humain s’habitue à tout. Le bonheur de maintenant deviendra bien plate dans trois ans. C’est vrai, avez-vous autant de plaisir à clubber qu’à l’âge de 17 ans lorsque c’était the place to be!

L’effet A m’a fait réaliser que même si l’on met des exemples exceptionnels de réussites sur un plateau d’argent aux femmes et filles qui en ont besoin, certaines d’entre elles n’y porteront aucune attention, et ce, pour toutes sortes de raison. D’emblée, on ne veut tout simplement pas toutes les mêmes choses. La réussite est très relative. L’une attend son bébé et l’autre sa promotion. Que l’on rêve de devenir infirmière, mère ou PDG du monde entier, je pense qu’on a toutes besoin d’une bonne dose d’ambition pour s’élever à de nouveaux sommets. C’est pour cette raison que j’aimerais que toutes les femmes s’intéressent à L’effet A ou du moins à l’ambition.

J’apprécie beaucoup tous les efforts mis de l’avant par l’équipe de L’effet A. Ça donne parfois lieu à des bons débats en région! J’espère que ça deviendra un bon outil pour les femmes et les filles qui veulent prendre leur place professionnellement. Pour ma part, j’ai été élevée par des parents qui m’ont appris à en faire une priorité.

D’ailleurs, c’est l’un des aspects qui n’est pas couvert par L’effet A : l’importance d’être élevé dans une famille qui valorise tes rêves et tes ambitions. Je ne serais pas où je suis si mon père et ma mère n’avaient pas porté à bout de bras mon estime de moi durant toute mon adolescence, ou si mes parents n’avaient pas soutenu toutes mes initiatives : du voyage en Europe au diplôme universitaire. Pour moi, c’est grâce à eux que je suis la femme que je suis aujourd’hui, parfois un peu trop ambitieuse. 

Merci famille!

Pour suivre L’effet A : http://effet-a.com/