Drama… Drama… Drama…

Si autrefois la citation préférée des dévergondés était ‘‘Sex, Drugs and Rock ’n’ Roll ’’, à l’ère contemporaine ce serait plutôt ‘‘ Alcool, Sex and Drama ’’ ! Je n’ai pas fait d’études scientifiques pour vérifier le lien de causalité entre ces trois éléments, mais les péripéties des gens qui m’entourent ne me font pas douter de la relation qui les unit. C’est simple, plus tu ingères de l’alcool, plus tu es susceptible d’envoyer des drunk texts qui se transformeront vite en Booty Calls, donc plus de risque qu’après ce périple le drama te colle aux fesses. Le drama est-il devenu ce que le rock ’n’ roll était pour son époque ; le sens à la vie ?! A-t-on besoin du drama pour se sentir intéressant, vivant ?

Bon, il faut tout d’abord préciser ce que j’entends par drama alias dramatiser. C’est tout simplement avoir une réaction disproportionnée par rapport à la réelle ampleur de la situation, de l’évènement, de la parole, du geste… Donc, dans cette optique, ça pourrait expliquer l’obsession envers Facebook ! Quelle impulsion nous pousse à y retourner aux intervalles de 5 minutes ? C’est pour tomber sur du drama, Ok pas juste pour cela me diront les fanatiques de FB. On cherche une information, une photo, un commentaire, un nouveau lien d’amitié, un like qu’on utilisera lors de notre prochaine discussion autour d’un martini litchi avec ses best friends en espérant être la seule à détenir ce scoop ! Si ce n’est pas du drama ça… Prétendre qu’un like d’un tel sur une photo d’une telle est une information capitale… Alors je ne sais pas trop c’est quoi.

Puis comment expliquer le grand intérêt pour plusieurs filles envers les bad boys !?Ces filles ne s’intéressent pas à ce type de gars pour connaître en long et en large ce qu’est la routine. Elles ne veulent rien savoir du juste milieu. Elles cherchent le tout noir ou le tout blanc et non pas les nuances de gris. Elles courent après les émotions fortes. Elles veulent le drama que ces bad boys leur font vivre. Cette incertitude, cet inconnu les excitent, les challengent. Puis faut l’admettre, ça fait de sacrées bonnes histoires à raconter autour d’un martini litchi. Par le drama qu’elles vivent, elles tentent d’être plus intéressantes aux yeux des autres, sans quoi elles ne savent plus trop de quoi parler, ouf radicale ici. 

Je pourrais poursuivre avec tout plein d’autres exemples, comme l’infidélité, mais je crois que ce n’est pas nécessaire. Peut-être qu’on ne cherche pas à avoir du drama directement dans sa propre vie, mais être l’acteur secondaire dans lequel cette situation se déroule, plusieurs en rêve. Au bout du compte, le drama fait en sorte qu’on s’éloigne de l’essentiel. On accorde une si grande importance à ce qui n’en mérite pas, qu’on ne s’informe plus sur ce qui est le plus important, nos amis, notre famille. Moi je dis, arrêtons de parler de la vie virtuelle des autres lors d’un souper et parlons de nos propres intérêts ; de ce qui nous allume, nous passionne. Moins de temps à investir dans les histoires des personnes qui n’en valent pas la peine et qui dans la majorité du temps nous sont quasi inconnues et plus de profondeur dans nos propres relations.