Ce cher sentiment prévoyage…

Ça y est ! La destination est choisie. Mon copain et moi nous partons, avec notre sac sur le dos, pour trois semaines d’aventures européennes. Les billets d’avion sont achetés, la recherche d’hôtels ou d’appartements est terminée, ne reste plus qu’à attendre le grand départ, vous savez ce fameux moment feeling prévoyage ? C’est vraiment un unique mélange d’excitation et d’impatience qui se produit environ une semaine avant le départ et qui provoque toujours les mêmes effets secondaires chez les voyageurs. (affectueusement surnommé FPV pour les besoins de l’article).

Le FPV se caractérise d’abord par une déformation de l’espace-temps. Je suis presque certaine qu’il existe au moins une étude (surement très scientifique) qui démontre que le temps n’avance pas aussi rapidement que d’habitude, et ce de manière exponentielle au fur et à mesure que la date du départ approche. La dernière semaine de bureau est particulièrement éprouvante (je suis convaincue d’avoir vu l’heure reculer plusieurs fois cette semaine). Quand le voyage est commencé par exemple, c’est exactement l’effet inverse qui se produit, et les journées passent à une vitesse folle, c’est bien fait de même!

Deuxième effet secondaire : j’ai soudainement l’impression que mon appart, habituellement assez bien rangé, se transforme en un véritable bordel. Les choses comme mon passeport, ma trousse de pharmacie et mes formats voyages (sur lesquels je tombe continuellement alors que ce n’est pas ce que je cherche) se volatilisent à chaque fois. Et comme je suis passée maitre dans l’art du «dernière minute», je boucle mes valises à peu près 1h avant de départ à l’aéroport. Mais que serait un voyage sans un peu de piquant, right ?

Le FPV me donne aussi d’énormes difficultés à faire des choix, particulièrement en ce qui concerne la garde-robe de voyage. Non, mais sérieusement, comment elles font les blogueuses qui voyagent partout dans le monde et qui sont toujours beaucoup trop belles et stylées ? Elles ne voyagent pas avec un pack sac, c’est clair. Personnellement, sans fer plat et avec un minimum de vêtements (fripés), disons que j’apprends à «embrasser ma beauté naturelle».

Les quelques jours avant, le départ riment aussi avec des symptômes comme les papillons dans le ventre, une fébrilité palpable, une énorme tendance à la distraction et de la difficulté à dormir, tout allant en grandissant au fur et à mesure que le jour J approche.
Dans le fond, on devrait pleinement profiter de cette attente au lieu de vouloir arriver le plus vite possible aux vacances. C’est un peu comme les jours avant Noël : on a hâte, on magasine, on fait notre sapin et on cuisine pour le réveillon, et puis hop le 25 décembre est déjà passé et c’est le temps du Boxing Day. L’excitation qui vient avant un événement important, ça aussi ça fait aussi partie de l’aventure. Parce que comme le dit l’adage : ce n’est pas la destination, mais bien la route qui compte (oui je sais, les voyages me rendent tellement spirituelle!).