Ça y’est, l’hiver est quasiment derrière nous et le printemps pointe timidement le bout de son nez. Nous nous trouvons actuellement dans un entre-deux hyper désagréable, qui, dans mon agenda personnel, correspond à ma gigantesque déprime annuelle. Le ciel est au grand bleu, mais le vent reste très froid et violent et ma pâleur translucide se réverbère contre toutes les surfaces vitrées de la ville.

C’est durant cette période de l’année que notre sens de la mode est mis à rude épreuve. Notre cerveau ne pense qu’à dénuder notre corps en hibernation totale, pendant que celui-ci se recroqueville à chaque bourrasque. Notre boussole intérieure est complètement défectueuse quand il s’agit de faire du shopping.

Cela fait en effet quelques semaines que je ne fais qu’acheter des trucs d’été. Une maxi robe chez H&M, des ballerines chez Aldo… Bref des vêtements complètement immettables, à mon grand désarroi. Je n’ai même pas de place où les mettre dans mon placard et j’ai la flemme de les placer dans mes boîtes « été », donc ils s’entassent misérablement dans ma chambre; sur ma chaise, par terre et même parfois sur le canapé du salon.

Après l’achat des vêtements hors saison vient ensuite l’achat des vêtements impulsifs. Il nous en faut bien, quel que soit le mois. Mais j’ai l’impression que durant cette période, ces achats impulsifs sont encore moins réfléchis que d’habitude, et j’en ai fait les frais cette semaine.

Je suis allée chez une connaissance qui vendait une bonne partie de ses vêtements à des prix complètement dérisoires, variant de 1 à 10$. Forcément j’ai sauté sur l’occasion et j’ai amené une amie avec moi pour la peine.
Le problème avec l’arrivée du printemps c’est que je fais toujours un pacte avec moi-même en me promettant que cette fois-ci, avec l’arrivée des beaux jours, je vais commencer à m’habiller avec des vêtements de ouf, que je vais radicalement changer mon style et que ça va être trop bien.

Du coup, à cette vente de garage j’ai complètement craqué pour un espèce de manteau / parka / veste noir et rouge avec des motifs de chaines et médaillons en or. Mais ce n’est même pas le design qui est le plus bandant. Cette veste a des épaulettes intégrées non amovibles, en mode « salut c’est les années 80, where’s the party at ? ». Promit, je vous enverrai une photo, le jour où j’aurai trouvé l’ensemble parfait avec lequel le porter…

Je pense qu’au final, tout le monde est vraiment dans la même merde avec l’arrivée du printemps. Je vois des choses dans la rue qui font saigner mes yeux, comme des filles sans collants, mais avec un Canada Goose géant, ou en ballerines sous la pluie…

Vivement les beaux jours pour remédier à notre folie passagère!