J’ai fini!

Chaque été, c’est la même chose… On termine l’école, on prend ça relax un peu et puis on commence nos emplois d’été pour subvenir à nos besoins durant toute l’année. On travaille, on fait des bbq, on fait la fête, on part en voyage et finalement, les vacances sont finies et c’est le retour en classe. On aime notre état d’esprit de vacancier. Par contre, cette année c’est différent, j’ai fini mon baccalauréat… Je ne retourne donc pas m’assoir sur des chaises de plastique inconfortables en septembre prochain.

Une série d’angoisses et de questionnements s’impose donc depuis quelques mois dans ma tête : « qu’est-ce que je vais faire?» Lorsqu’on sort d’un programme comme le mien, on ne se place pas directement comme un cuisinier ou un médecin. « Et si je ne trouvais pas?», «Comment vais-je faire pour payer mon loyer?». En envisageant avoir deux jobs pour arriver et m’acheter une ou deux paires de souliers je suis confrontée à d’autres angoisses : «Je n’aurais pas de vie?», «Les autres vont aller au chalet et moi je vais servir des cafés?». Au risque d’avoir l’air un peu défaitiste, il y a des situations où tu es mieux de ne pas te dire : «tout va bien aller!» C’est certain que je ne tomberai pas dans la misère, mais il faut quand même être prêt à certaines éventualités.

Les choix, les choix, les choix… On dirait que plus on en a, plus on devient adulte! À 21 ans, je n’ai pas encore envie d’en être une. Je veux encore boire de la limonade un mardi après-midi chauffée par le soleil de juillet. Malheureusement, à moins que je quitte tout, ça ne sera pas le cas. J’ai un été super qui s’en vient, il n’y a aucun doute. Il sera certainement très différent de tous les autres qui l’ont précédé, mais on ne va pas à l’école pour apprendre à boire de la limonade.

Après, l’été ce sera l’automne qui me fera frissonner, puis l’hiver et le printemps. Ensuite j’imagine que je me serai habituée. Devenir une grande dame, c’est stressant… J’imagine qu’il faut foncer et avoir confiance en soi.

À tous ceux et celles qui terminent cette année : «tout va bien aller!»