Le weekend dernier, je me suis absentée de Montréal pendant 4 jours, histoire de prendre un grand bol d’air frais du côté des États-Unis.

Dans mes bagages, ma petite trousse, quelques vêtements, deux paires de chaussures et zéro laptop. Oui, oui, vous avez bien lu, pas d’ordinateur! Pour certains, cette information sera bénigne, mais d’autres prendront cette déclaration au sérieux, car comme moi, ils ne peuvent se séparer de cet objet. 

Je ne suis pas accro à la technologie, je ne l’ai jamais été. Je n’utilise même pas la moitié des applications sur mon téléphone et je pense bien qu’il en va de même pour mon ordinateur.

En revanche, j’aime savoir qu’il est à portée de main, en ami fidèle. Si tard la nuit, mes idées s’entremêlent, Word m’ouvre ses bras pour que je puisse y déverser mes pensées et Excel gère de manière très floue mon budget. C’est internet qui domine sans aucun doute l’utilisation de cet appareil. En un clic, je me retrouve sur mes Tumblr préférés, mais pas sans avoir jeté un coup d’œil à Facebook

Je me suis coupée d’internet pendant un long week-end pour reposer ma tête, pour faire le vide. Étrangement je n’ai pas ressenti l’envie urgente de me précipiter sur mon newsfeed à des heures incongrues du jour ou de la nuit, mais il faut dire que j’étais plutôt bien entourée et assez occupée. 

Cette semaine, de retour dans la vraie vie, j’ai ouvert la carapace froide et argentée de mon ordinateur. Je me suis connectée sans grand enthousiasme à mon Facebook pour me retrouver devant 21 notifications sans grande importance, quatre inbox au contenu peu juteux et une demande d’ami d’un mec complètement pas rapport. Ce qui m’a le plus choquée a sans aucun doute été le contenu de ma page d’accueil. Je ne peux que le résumer à «un dégueulis d’informations». 

Ma page était polluée d’articles, variant de la découverte de la seconde boîte noire de l’avion de Germanwings, à l’attaque au Kenya, en passant par des astuces beauté printemps, jouant du coude avec des statuts vides d’intérêt et très égoïstes. 

À trop vouloir me tenir informée, je suis tombée dans une spirale infernale. Le mélange d’information et le chaos de mon fil d’actualité me forcent à rêver à une vie plus lisse, plus humanitaire, plus communautaire, plus belle, plus exotique, etc. Mon  Facebook ne fait que nourrir des passions et des rêves qui ne voient jamais le jour, par manque de temps, d’argent et de proximité avec certaines personnes / certains lieux. 

Évidemment, il est bête de mettre toute la faute sur quelque chose d’aussi intangible qu’un réseau social. Je suis maître de moi-même et je devrais être capable de supprimer les choses nocives de ma vie. Si je suis capable de me débarrasser de vêtements trop petits, de me séparer de personnes sans importance à mes yeux, je devrais aussi être capable de savoir faire le tri dans l’information que je souhaite recevoir. 

C’est pour cette raison que j’ai pris la résolution de supprimer mon compte Facebook incessamment sous peu pour une durée d’un mois. Je vous reviendrai  avec les effets et les résultats que j’aurai constatés durant ces 30 jours dans une autre chronique « les constats de Constance». 

Comme quoi, prendre des résolutions, ce n’est pas seulement en début d’année.