Une grande majorité de filles vous dira qu’en fin de journée, leur ultime plaisir consiste à dégrafer leur soutien-gorge et à lui jeter un sort.

Je fais partie de ces filles, et ce, même si ma poitrine est de petite taille. Je hais les soutifs, malgré leur fort potentiel à me rendre boobilicious. Je sais tout de même apprécier un bon décolleté bien calculé. Mais franchement, quelle idée de se parer d’un engin à briser les côtes ?

C’est avec ce questionnement que je me suis lancé le défi de ne pas porter cette invention de torture pendant une semaine. Après tout, l’esprit free the nipple fait fureur en ce moment, pourquoi ne pas participer à la cause (sans pour autant prendre des selfies topless… one day maybe).

Prémisses :
Une fois de plus, je me répète, je n’ai pas des nichons de compèt’. Ils sont petits et à mon avis ne pèsent pas bien lourd. Je me suis donc dit que cet exercice allait être a walk in the park, et que je finirais sûrement à prendre plaisir à me balader sans support.

Je vais être honnête avec vous, je ne me serai pas lancé ce défi si j’avais eu les cheveux courts. Travailler dans un bureau surclimatisé est propice à des seins qui pointent, et du coup, à des regards de travers. Ma tignasse m’a donc été très utile pour parer ce froid sibérien en plein mois d’août. Cette méthode de camouflage réfléchie m’a donc donné la possibilité d’opter pour un chemisier blanc. Tant qu’à faire, vivre un peu sur le wild side tsé.
J’ai donc commencé mon lundi matin m’imaginant telle Kate Moss circa années 90, fraiche prête à conquérir le monde, nue sous mes vêtements.

Mes constats :

  • Ne pas porter de brassière en marchant c’est un peu comme se traîner deux jumeaux qui ne cessent de courir dans tous les sens. Il faut trouver une cadence adéquate pour ne pas que tes seins se déplacent comme bon leur semble sous ton t-shirt. De un, ce n’est pas confortable, de deux, ça donne le tournis.
  • Je me suis sentie complètement badass toute la journée. Ouais je n’ai pas de soutif, et alors ?! Je suis une femme libre et décomplexée,
  • Les gens s’en caliss. Alors que j’étais dans la cuisine ce lundi matin, une de mes collègues m’a frôlé un boob en flattant mes cheveux. Petit moment de panique au sein de ma personne, mais rien n’a explosé, la vie a suivi son cours, tranquille et monotone. Brassière ou non, ça ne va pas changer le monde.
  • À ma très grande surprise, je suis rentrée à la maison le dos en compote. Sous son air de rien du tout, ma poitrine de garçon de 5 ans est en fait beaucoup plus pesante que je ne l’avais estimé. Résultat des courses après une journée = dos voûté de grand-mère et étrangement, une forte envie de porter un soutif. C’est à ne plus rien comprendre.

Constat final :
Finalement je n’ai pas réitéré l’expérience les autres jours de la semaine. Pas le goût de me retrouver sur une table de kiné le week-end venu.
Si j’avais à retenter l’expérience, je pense néanmoins que je le ferais. Il y a quelque chose de très glam derrière l’idée de porter une robe fluide estivale sans soutien-gorge. Comme si on cachait un secret un peu dirty que seuls les plus courageux peuvent dévoiler…