Après les feux sauvages de Rose, place à un autre sujet super glamour : les règles.

Il m’a paru tout à fait approprié de traiter de ce phénomène mens(tr)uel puisque 1ou2Fantaisies est avant tout un blogue écrit par des femmes, pour des femmes. Et god knows à quel point nous devons nous serrer les coudes lorsque ce temps-ci du mois arrive. C’est relou!

Alors oui, on va se trouver up close and personal vous et moi, mais qu’importe! Mes expériences personnelles vous feront peut-être oublier quelques instants que vous devez racheter des Tampax, ou que malheureusement, vous avez omis d’en mettre un ce matin. Alors, enjoyez mes amies.

J’ai eu mes règles en 4e année (pour les francos) et 8th grade (pour les anglos). Je m’en étais plus ou moins rendue compte durant l’heure de gym et lorsque je l’ai annoncé à la foule en délire dans la salle de bain, la fille populaire de ma classe m’a quasiment défoncé le crâne de joie : « Oh my god ! ME TOO ! WE’RE LIKE TWINS ! ». Mes règles m’ont donc permis d’obtenir la sœur jumelle dont j’avais toujours rêvé. Sauf que voilà, suite à ce court moment d’euphorie en famille j’ai été submergée par une colère pas possible.

Sans blaguer, je pense avoir ragé pendant deux bonnes semaines en jurant les grands dieux que je me vengerais d’avoir eu mes règles à un âge où l’on sait à peine ce qu’est un pénis et encore moins comment s’habiller le matin (let’s be honest).

Le monde des femmes s’est donc ouvert à moi. Je n’y ai que trouvé des hormones déséquilibrées et un manque de poitrine flagrant.

J’ai plus tard appris à comprendre mon corps et ses réactions avant la semaine diabolique des règles. C’est une douce rêverie que l’on fait croire lorsque l’on raconte que les règles ne durent qu’une semaine, voire même moins pour les plus chanceuses.

Il existe des symptômes qui te préviennent que tu vas souffrir bientôt. Pour ma part, une semaine, et parfois même deux semaines avant, je suis prise d’une forte envie d’égorger tout être humain qui ne fait pas exactement ce qui me plaît. Ainsi un simple « Non désolé, pas ce soir, je dois me réveiller tôt demain », de Beau Gosse Numéro 2 me donne envie de pleurer, dormir, éternuer et crier en même temps.

Ce méga bordel laisse ensuite la place à un spleen atroce qui vient me chercher au plus profond. Si profond d’ailleurs qu’il m’est déjà arrivé de pleurer devant une publicité pour un téléphone portable (en même temps on doit avouer que les campagnes marketing de certaines entreprises sont vraiment top!).

Finalement, lorsque le jour J arrive, c’est bien évidemment l’apocalypse. Mal de dos, de tête, de ventre, de seins, tout y passe. Je perds mon teint, mes cheveux sont tout raplaplas, bref, je ne suis qu’un piètre répliqua de moi-même.

J’habite actuellement avec deux filles et je peux vous dire que lorsque nous sommes toutes les trois dans notre semaine c’est la troisième guerre mondiale. Entre celle qui se fâche pour un rien et qui par dessus le marcher engueule l’animatrice du Banquier, l’autre qui pleure devant les photos de couple de ses amis et de Boo, The cutest dog alive, il y a moi, l’asociale, qui rage toujours en silence mais soulagée de savoir que finalement, on vit toute la même angoisse.