L’automne n’est pas officiellement commencé, mais la température des derniers jours nous laisse présager qu’il commence à pointer le bout de son nez. On doit désormais fermer la fenêtre de notre chambre la nuit, sinon le lendemain matin, impossible de sortir du lit. On sort notre petite laine, dont secrètement, on a passé l’été à s’ennuyer. On se fascine des changements de couleurs comme si on les voyait pour la toute première fois. On s’excite parce qu’on réalise que l’Halloween approche, donc Noël aussi. Mais l’automne c’est également le temps gris, la pluie. Les journées qui raccourcissent, le soleil qui fait ses caprices. Et c’est là que ça devient dangereux pour certains…

Dans la dernière semaine, j’ai appris la mort de trois connaissances à des amis à moi. Plutôt choquant. Coïncidence vous direz! Mais tout cela m’a amené à me questionner sur comment se fait-il qu’il y ait autant de dérapages? Comment se fait-il qu’il y ait autant de personnes qui souffrent silencieusement? Comment se fait-il qu’autant de gens ressentent le besoin de soulager inadéquatement leurs souffrances par l’usage de drogues, d’alcool, par l’automutilation, par des comportements anorexiques?

Mes amis proches vous le confirmeront, j’aime bien mettre la faute sur notre société! Pourquoi ne pas donner une plus grande responsabilité collective à notre individualité!? Ben oui, je lui en veux, à cette société, de nous pousser à nous surpasser. De nous exiger la perfection. De continuellement nous demander une surproduction. D’en vouloir toujours plus, de nous demander toujours mieux. De performer, et évidemment sans commettre une seule erreur. Ben oui, je lui en veux, à cette société, de nous mettre autant de pression…

Mais « why so serious » nous dirait ironiquement le Joker! Ne devrions-nous pas prendre la vie à la légère? Vivre comme s’il n’y avait jamais de lendemain? Profitez de chaque instant, de tous les moments partagés avec les êtres aimés? Au lieu de toujours s’en faire pour des riens? De déprimer pour des situations qu’on aura oubliées d’ici quelques années? Facile à dire, plus difficile à faire.

Alors, c’est quoi le remède miracle à ce nuage gris qui passe parfois au-dessus de notre vie? Parce qu’après tout, la motivation nous fait défaut à tous de temps en temps! Dans mes plus jeunes années, ma citation préférée était : « Souris à la vie et la vie te sourira! » J’avais même osé défier l’autorité de mes parents en l’inscrivant au marqueur derrière la porte de ma chambre. Mais dernièrement, je l’ai ôtée, oui oui, ma porte, pis je l’ai changée! Je n’étais plus capable de voir et revoir cette pensée! Parce que sérieusement, je ne pense pas que quand ton moral est bas, c’est des petites phrases toutes faites d’avance comme ça qui vont t’aider.

C’est plutôt une conversation anodine un mardi soir avec un ami qui te laisse savoir que tu comptes pour lui. C’est quand tu rentres après une journée à l’université pis que ton chien pleure quasiment de joie tellement il s’est ennuyé de toi! C’est une petite complicité entre toi et ta sœurette au souper qui te fait rappeler que même si vous ne vivez plus sous le même toit, un lien solide sera toujours-là! Donc, ne vous laissez pas emporter par ce raz-de-marée, mais nagez à vous en tuer les bras. Car après chaque tempête vient le beau temps!