Ayant passé mon été seule, libre de toute compagnie masculine, j’ai très vite imaginé mon année de célibataire endurcie. C’est ainsi que je me suis faite la promesse de prendre cette période de ma vie pour me reconstruire (mentalement et physiquement) et de le faire sans copain, parce que comme le disent si bien les Pussycat Dolls, « I don’t need a man ». En bref, cœur zen = vie zen.

Oui, mais voilà, quand on prend des décisions de cette envergure, il y a toujours des échappatoires quelconques qui prennent souvent la forme d’amis bien intentionnés qui veulent plus ou moins te remettre sur le marché parce que « t’es trop jolie » et « je ne comprends toujours pas pourquoi tu ride solo ».

Le mois passé, l’un de mes meilleurs amis a eu la fabuleuse idée de m’introduire à l’application, et au monde fascinant, qui se cache derrière Tinder.
Brève explication pour ceux qui ne connaissent pas : Tinder est une application mobile qui agit comme un site de rencontre. Elle est majoritairement utilisée par des personnes dans la vingtaine, mais il s’y trouve aussi l’éventuel pedo-creepster de 65 ans qui « cherche juste à avoir du fun ! ».

Évidemment, j’ai commencé à aller dessus sans trop attendre quelque chose en retour, puisque de toute évidence, j’étais fermement ancrée sur ma position de « cœur zen ». Mon « fermement ancrée» s’est pourtant très vite transformé en « mollement ancrée », et j’ai commencé à avoir pas mal de match (ouais, la meuf qui se vante), et j’ai fini par dégoter 3 dates.

Beau gosse numéro 1 : Frenchie (score !), cute à croquer, je me voyais déjà gambader librement aux pommes avec lui tout en mâchouillant du saucisson et une baguette beurrée. Ma douce insouciance a duré 3 semaines, durant lesquelles nous avons eu deux jolies et très agréables dates, jusqu’à ce que hottie pants disparaisse du cosmos pendant 7 jours et 7 nuits. Autant vous dire que ce manque de nouvelles m’a plongée dans une forte remise en question, agrémentée d’une mauvaise humeur assez prononcée. Ce petit fanfrelin au délicat minois avait complètement omis de me dire qu’il était « plus ou moins célibataire / en zone grise » et que les feux de l’amour avaient repris avec sa copine. Cimer!

Beau gosse numéro 2 : Pendant que beau gosse numéro 1 faisait la moue, je suis allée boire un café avec un autre garçon, parce que moi, je n’ai pas le temps de niaiser avec les boys.
Humour du tonnerre, yeux d’un bleu glacial, anglophone, guitariste dans un band, bref un p’tit mix pas dégueu du tout. Pourtant ce soir là, je me suis transformée en spazz-queen et j’ai commencé à lui raconter qu’à la fin de mes vacances avec 5 filles, nous avions ramassé des pelles entières de cheveux au sol lors du grand ménage. Je ne vous raconte même pas la tête qu’il a faite. J’aurais dû taire mes anecdotes capillaires et me restreindre à battre des cils tout en sirotant mon chocolat chaud.

Beau gosse numéro 3 : Mes colloques me prennent toujours le chou parce que je ne veux jamais sortir avec des Québécois. Pour ma défense personnelle, je n’arrive pas à accrocher avec eux. Notre humour ne concorde jamais ce qui nous laisse toujours dans des situations maxi awkward.
Pourtant, j’ai décidé de mettre de côté mes expériences passées et je suis allée prendre un verre avec un Québécois. Sur ses photos, le mec était carrément canon avec un petit look preppy chic comme je les aime.
Franchement, je pense ne jamais avoir rencontré quelqu’un qui ne ressemblait autant PAS à ses photos… Beer belly, doigts saucisses, bref, pas mon vibe pan toute ! J’ai fini ma soirée dans les bras de Chomsky (aka : mon analyse à remettre quelques jours plus tard).

Sur ce, j’ai décidé d’effacer mon compte Tinder et de m’en tenir aux rencontres réelles pour éviter un minimum les mauvaises surprises et tenter de suivre mon cher moto: coeur zen=vie zen

Bizarrement, je suis allée en seconde date avec l’un des trois une semaine plus tard… saurez-vous lequel ?