J’ai un souvenir très clair de ces moments, quand j’étais jeune, où j’entendais Emma des Spice girls prononcer la célèbre phrase : « Ma maman est ma meilleure amie » ou quand je tombais sur l’émission Gilmore girls à Vrak TV, je ne la suivais pas régulièrement, mais je n’avais pas besoin d’être une adepte pour comprendre que l’on nous racontait, entre autres, l’histoire d’une mère et d’une fille très proches, partageant un lien très solide.

J’avais environ 13 ou 14 ans à cette époque et j’étais loin de me douter que j’aurais la chance de bâtir un lien aussi fort avec ma mère quelques années plus tard. Maintenant, du haut de mes 23 ans, je ne pourrais imaginer ma vie sans ce lien d’amitié que je partage avec elle. Lorsque je vois des gens voyager à travers le monde pendant 6 mois ou un an, je ne peux m’empêcher de me dire que je serais incapable de le faire, je m’ennuierais trop de ma mère.

C’est drôle parce que, même en vieillissant, j’ai remarqué que les gens ont parfois un certain malaise quand je leur parle de mon amitié avec ma mère, comme si c’était awkward ou comme si elle était une espèce de cougar qui porte des ensembles en jogging rose velours de chez Joshua Perets (alors que c’est une madame avec les cheveux courts en brushing qui porte des pantalons beiges et des cardigans de chez Reitmans).

Oui, je suis ce genre de personne qui dit TOUT (ou presque) à sa douce maman et qui l’appelle ou la texte chaque jour pour lui raconter sa vie. Pour moi, tout est une bonne raison de parler à ma mère, je peux vouloir l’appeler pour lui annoncer une grande nouvelle ou juste pour lui dire que j’ai la peau sèche à cause de l’hiver ou lui montrer la nouvelle chemise que j’ai dénichée en rabais dans mon magasin favori.

Il m’arrive souvent de repenser à moi, adolescente, j’étais exaspérée par les conseils de ma mère et, même si elle voulait mon bien, je me disais qu’elle ne connaissait rien à ce que MOI je vivais. Ce n’est que vers l’âge de 20 ans que j’ai vu notre magnifique relation fleurir, quand j’ai finalement réalisé qu’elle en savait ben des affaires et que ses conseils n’étaient pas si fous.

En fait, j’ai aussi réalisé à cet âge que j’avais du fun avec ma mère, autant qu’avec une amie. Évidemment, ma mère n’est pas mon seul lien d’amitié, j’ai plusieurs très bons amis sans qui je ne pourrais vivre, mais je la compte certainement parmi les meilleurs.

Malgré le fait que plusieurs trouvent ça quétaine, je n’échangerais cette complicité pour rien au monde. C’est une chance inouïe quand on pense que ce n’est pas tout le monde qui s’entend bien avec sa mère ou qui a la chance de l’avoir encore à ses côtés. Je le dis maintenant sans gêne, je lui confie tout, je pense à elle chaque jour, je lui fais des blagues baveuses, comme je le ferais à mes amies (OUI on peut régulièrement m’entendre appeler ma mère « vieille croute »), je l’invite à faire toutes sortes d’activités, bref, ma maman est une de mes meilleures amies et de toutes les choses que je possède, s’en est certainement une des plus précieuses.