Nous, les filles, on est du genre à planifier nos sorties une semaine à l’avance. Sans mentionner les gros évènements comme les anniversaires, le jour de l’an et même Pâques. Pour la plupart d’entre nous, se faire proposer quelque chose un vendredi soir à 21h, ça nous chamboule — qu’est-ce que je pourrais bien porter? Mes cheveux sont gras, il faut que je les lave! Comment je me rends? Comment je reviens? Bref, rien de trop simple.

Rares sont les soirées non planifiées, mais ô combien appréciées! Ces soirées-là qu’on y va all-in les yeux fermés même si l’on a des obligations le lendemain matin. Ces soirées-là où les allers-retours sur la piste de danse et au bar se multiplient. Ces soirées-là où tout est permis (du moins, ce l’est dans notre tête).

La semaine passée, c’était cette soirée-là. Réunion hebdomadaire avec les copines; rattrapage de potins, linge mou enfilé, bol de popcorn extra beurre dans une main et verre de Perrier dans l’autre. Alors que la plus motivée d’entre nous était sur son départ pour aller rejoindre des amis dans un pub, une vague d’enthousiasme spontanée s’est déclenchée dans notre groupe — OK GO ON SORT! En deux temps trois mouvements, on avait échangé notre pyj pour un outfit socialement acceptable, notre verre de Perrier pour un verre de blanc et le popcorn figurait toujours à l’arrière-plan.

0:00, on y est enfin! Après avoir fini une bouteille de Fireball (à proscrire à l’avenir) dans le métro et chanter des chansons de camp de jour sous les regards critiques des passants, on était prêtes à attaquer la piste de danse.

Lendemain matin, mal de vie, on remet nos vêtements mous de la veille, on cale plusieurs verres d’eau pour enlever l’effet du Sahara dans nos bouches et l’on gobe deux tylenols! Compte-rendu de la soirée : on le refait pas-tout-le-temps-mais-souvent. Ces petits moments de yoloïtude font tellement du bien; on lâche tout pour l’instant d’une soirée et le lendemain on reprend notre petite routine de jeunes adultes.