Comme on le dit si bien, « Another year, another poly party ».

Vendredi dernier, j’ai décidé de retourner à la pêche au gars le mieux costumé, comme l’année dernière  à la soirée polytechnique spéciale « armée ». Cette année, le thème était bien plus classe : gangsters des années ’20.

Si vous vous souvenez, la soirée de l’année passée regorgeait de petites pouffiasses en minis shorts ras la salle de jeu et des décolletés plus que provocants. Mais là, ces Messieurs, et surtout ces dames, ont sorti le méga grand jeu : pantalons de costar, chemises, cravates, bretelles, longs colliers de perles, boas, robes noires et talons, BREF le total look.

Comme toute soirée de Polytechnique qui se respecte, la cafétéria était bondée de jeunes mâles en rut, prêts à bondir sur la première petite femelle intoxiquée s’étant trompée de chemin pour aller aux toilettes.
Étant moi même une très grande fan de soirées chics et bad ass, je peux vous dire que la plupart des mecs présents (dans l’ombre) étaient à mon goût. Je sais pas, y’a un truc avec le costume trois-pièces qui donnent un air de Lord nonchalant, et qui me fait juste baver comme un enfant devant un gâteau au chocolat.

Pendant la soirée, alors que je me dandinais comme il se doit avec une amie à mes côtés, au son enivrant d’un remix de « Ella elle l’a » (à croire que la musique de nos jours est tellement mauvaise, qu’on s’amuse à trafiquer des chansons de notre passé qui ne devraient qu’exclusivement se faire entendre pendant des mariages et/ou fêtes d’anniversaires de plus de 50 ans), un jeune loup est venu me rôder autour. Pris d’un élan de confiance, celui-ci m’a embarquée dans une danse endiablée, tout en essayant de me rouler un méchant palot que j’ai esquivé à plusieurs reprises.

Finalement, entraînée dans le délire, je me suis faite prendre, et j’ai succombé à la tentation pendant quelques instants (il avait un accent français, aka = my kryptonite). Le fait qu’il soit habillé comme un gentleman m’a clairement attendrie, car je vous assure que ce n’est pas mon genre d’embrasser un inconnu.

Mais évidemment, ce qui devait arriver arriva : le gros moment fail de la soirée. Alors que le frenchie m’enlaçait, j’ai commencé à saigner du nez. Je sais, c’est naze, ça craint et c’est carrément anti-sexe, mais avec ce changement de température et les radiateurs à fond la caisse, mon petit corps n’arrive pas à s’adapter. Me voilà donc, telle une donzelle en détresse, le nez en l’air, en essayant de ne pas paniquer et criant à l’oreille de mon prince charmant : « Je reviens bientôt !! ». Le temps que je répare les dégâts, la grenouille avait déjà retrouvé chaussure à son pied sur le dance floor.

J’attends avec impatience une prochaine soirée fancy pants  pour trouver l’élu de mon cœur, et j’aurai cette fois avec moi des mouchoirs pour éviter une toute autre excursion maladroite jusqu’aux toilettes !