L’art de la séduction

Peut-être qu’il est préférable de ne pas jouer une game lors d’un début de relation, mais pour ma part, j’ai toujours vu la vie comme un terrain de jeux propice pour mettre, de temps en temps, tsé pour ne pas exagérer, de l’avant sa double, triple, bref multiple personnalité. Quelle femme, bon surement certaines, je n’irai pas dans la généralisation facile, n’a jamais eu l’envie, l’espace de quelques instants, de faire ressortir la femme fatale qui sommeille en elle. C’est bien ça que je pensais… Mais certaines règles se doivent d’être suivies lorsqu’on divulgue cette partie de notre personnalité pour ne pas avoir l’air grossièrement déplacé.

Primo, mesdames, contrairement à ce que peuvent penser certaines, tout n’est pas dans le maquillage. Évidemment, un peu de mascara pour approfondir le regard, ainsi qu’un brin de blush et de baume à lèvre pour rehausser le travail mis sur les yeux sont de mises, mais sont aussi amplement efficaces. Dans ce cas-ci, l’expression  » less is more  » s’applique plutôt bien. Puisque tout n’est pas dans le maquillage, tout est donc dans le regard, du moins, une bonne partie. Tsé le regard mystérieux et profond qui se plonge dans les yeux de l’autre juste une seconde de trop pour faire rougir ce dernier!? Oui, celui-là! Lui qui fait saliver sa proie et qui l’a met aussitôt en mode chasse. Bref, lui, il est incontournable.

Une deuxième catégorie d’éléments essentiels englobe à la fois la posture, la démarche et la parure! La posture : svp, poussez-moi ces belles épaules vers l’arrière et levez un peu plus haut le menton, ici, vaut mieux un peu trop que pas assez. La démarche : personnellement, je me dis dans ces moments-là que si j’étais à la guerre j’adopterais la même démarche. Assurée, certaine de ma victoire et avec la hauteur parfaite de talons. OK, je ne ferrais surement pas la guerre en talons hauts, quoique… Et ici, je ne parle pas des talons trop hauts qui font trébucher à tous les trois pas, mais bien de ceux qui font en sorte que tes hanches roulent parfaitement l’une après l’autre.

Finalement, le dernier aspect qui tranchera sur le fait qu’on a l’air séduisante au lieu de « slutty », et dans ce contexte-ci, le terme est loin d’être trop fort : la longueur de la jupe. Par pitié, ne pensez pas qu’une jupe « ras les fesses » envoie le message que vous êtes une femme fatale. NON! Parce que la femme fatale sait qu’une jupe tailleur, ici plus longue que plus courte, qui moule juste assez son corps, sans trop, et qui dévoile à l’arrière une fermeture éclaire qui part d’en haut et descend jusqu’en bas et dont elle a soigneusement pris le temps de la dézipper à la parfaite hauteur pour ne pas trop en dévoiler, mais donner juste assez d’idées… Ben celle-là, elle est de mise dans une situation semblable.

Alors, quand votre déesse intérieure se sent aguicheuse, n’oubliez pas ces petits principes, car Dieu sait que la ligne entre le bon goût et le vulgaire peut parfois être très mince. Pis au fond, on sait toutes que la clé du succès n’est pas réellement dans ce qu’on se rajoute, maquillage, fringues et cie, mais réside davantage dans la confiance en soi qu’on dégage!