Ce fut une tradition toute mon enfance et c’est maintenant devenu un incontournable de ma to-do list estivale : passer quelques jours dans un chalet au fond d’un bois. J’ai justement eu la chance de profiter de quelques jours de nature la fin de semaine dernière, et j’ai réalisé à quel point notre vision d’une escapade en forêt change en vieillissant (comme tout le reste d’ailleurs)! Ouep, force est de constater que notre vision d’un week-end au shack n’est pas exactement la même à 5 ans qu’à 25 ans.

La bouffe, par exemple
À 5 ans
, un party de chalet veut dire avant tout : se bourrer la face dans les chips sel et vinaigre, déjeuner avec une petite boite de froot loops en carton, manger des hot-dogs all dressed et des guimauves sur le feu, profiter de la grosse gastronomie quoi. Les règles sont assouplies, on peut se coucher à 9h30 (le rêve!) et c’est correct de rentrer les pieds sales dans la cuisine. Quoi demander de mieux right ?

Dans la vingtaine, un party au chalet signifie aussi de se lâcher lousse côté cuisine, mais c’est généralement pour adopter une diète, disons plus… liquide. Après tout, il faut bien s’hydrater durant ces chaudes journées d’été! Et il y aura toujours assez de bières pour compenser l’échec (probable) de la partie de pêche. La liqueur et les Mr. freeze d’antan sont maintenant remplacés par une p’tite frette d’après-midi.

Notre horaire aussi diffère
À 5 ans
, on commence la journée au lever du soleil, se dépêchant d’aller mettre notre maillot et nos flotteurs pour passer la journée à jouer dans le lac, pour finalement se coucher à 7h, complètement brûlés. À 25 ans, on se fait réveiller par les cris des enfants qui jouent dans le lac (ha!) parce qu’on s’est couchés quelques heures à peine avant leur réveil.

Nos passe-temps sont plutôt distincts
La fameuse randonnée de pédalo sur le lac, à 5 ans, est synonyme d’aventure, une véritable mission sur un bateau pirate s’aventurant en contrée lointaine. À 25 ans, une balade sur le lac rime avec la sainte paix, le repos loin de la jungle de béton montréalaise, bref un moment de calme et de silence… bon sauf pour les pédales qui font un bruit infernal.

La plage, lorsqu’on a cinq ans, est un fabuleux terrain de jeu pour construire des châteaux de sable épiques. À 25 ans, elle constitue l’endroit idéal pour parfaire son bronzage et siroter une sangria. Les enfants font des batailles de fusils à l’eau, et nous… bah en fait je serais vraiment partante pour une game!

Mais peu importe notre âge, certaines choses refusent de changer
On aime jouer dehors, prendre l’air, se retrouver entre amis. Il n’y a rien de mieux pour vivre les trois semaines d’été (lol) que de profiter de la nature, passer ses journées sur le bord de l’eau et chanter des chansons d’amour quétaines devant un feu (oui, même Kaïn). Se faire bouffer par les maringouins, pogner un coup de soleil ou dormir à même le sol, on a tôt fait d’oublier ces détails! Ce qui nous reste, ce sont les bons souvenirs (et parfois même un petit hangover en bonus). Et puis avouons-le, aller jouer dehors comme un enfant de 5 ans, ça fait du bien des fois.