Depuis toute petite, je fuis les chicanes comme la peste. Je les déteste. En fait, je méprise toute forme de confrontation avec qui que ce soit. Je ne parle pas « d’obstinages », parce que ça, j’adore ça, mais bien de chicanes, de disputes et de querelles.

Je me considère généralement comme une bonne communicatrice. Je n’ai aucune difficulté à exprimer mes opinions ou mes sentiments à une personne, sauf s’il s’agit de choses négatives. Là, je perds tous mes moyens.

Quand ça m’arrive, parce que parfois on ne peut éviter l’inévitable, je ne vais jamais directement au but. Je tourne autour du pot comme on dit. Même que je tourne tellement autour que je finis par creuser une tranchée à force de marcher.

En plus, la plupart du temps, j’ai tendance à diminuer l’ampleur du problème, à dire que ce n’est pas si grave, que je ne suis pas si contrariée, que je voulais juste mettre ça au clair, alors qu’au fond, la situation m’affecte au plus haut point. Parce que croyez-moi, si je suis rendue à l’étape de vous exprimer mes sentiments négatifs, c’est que ça me chicote pas mal, et ce, depuis un bon bout de temps.

Puisque je suis une lover and not a fighter, j’ai aussi tendance à tout pardonner. Comme je hais les confrontations, je ne vous tiendrai pas rigueur de votre comportement ou de votre commentaire très longtemps. J’aime la paix quoi.

Or, le danger d’agir ainsi, c’est de ne pas respecter ses propres limites. Parfois, on souhaite tellement la paix à tout prix que l’on pile sur ses limites et on accepte une situation qui ne les respecte pas. Et là, on est mal. Parce qu’on a beau se dire que tout va bien, on se ment à nous-mêmes.

Dans n’importe quelle relation, que ce soit vos amis, vos collègues ou votre copain/copine, il est nécessaire établir des limites et vous vous devez de les respecter. Lorsqu’une situation dépasse les bornes fixées, ne les mettez pas de côté seulement pour faire la paix. Parce qu’au final, c’est vous qui serez malheureux. On met les points sur les « i », même si ce n’est pas facile à faire !