Depuis toujours, j’entretiens une relation très particulière avec mes pantalons.
J’ai toujours considéré le jeans comme étant le morceau le plus fantastique de ma garde-robe, parce que je trouvais qu’il allait vraiment avec tout. Je ne me suis jamais vraiment cassée la tête et let’s be honest, qui aime magasiner pour des pantalons à la base ? On ne connaît jamais sa taille, on en apporte 3000 paires dans la cabine, mais il y a toujours un truc qui ne va pas : un design indésirable sur la poche arrière, une couture mal placée sur le côté, le bas beaucoup trop serré et le haut pouvant contenir toi et tes 5 meilleures amies ou vice versa. Bref, c’est toujours la galère que de trouver le pantalon parfait!

Ton nouveau jean devient alors rapidement ton best bud que tu ne quittes littéralement jamais. C’est carrément un partenaire de crime. Tu le portais pour tes initiations, «tiens-donc une trace de vomi», tu le portais lorsque tu as fait les foins avec ton cousin et que le fermier d’à côté te cruisait, tu l’as troué quand tu as eu la mauvaise idée de grimper un grillage pour t’évader de prison ouioui et il a même gardé la tache de rhum and coke que Mr. Hottie a renversé en t’embrassant fougueusement au Blue Dog.

Oui, mais voilà, un matin je me suis réveillée touchée par une illumination divinement fashion et je me suis rendue compte que je n’étais pas satisfaite à 100% de ma relation avec mon Jean. Au début c’était chill, il m’allait parfaitement, la couleur se mariait très bien avec mes hauts , mais avec le temps, il s’est élargi et la braguette est devenue capricieuse en ne voulant plus se fermer jusqu’au bout. Bonjour le style !

J’ai donc pris, cette semaine, la résolution du siècle: aux oubliettes Jeans ! Parée de mes meilleures intentions, je suis allée braver le froid naissant (je sais, il fait 20 degrés, mais on est d’accord que la température ressentie est au moins de – 10 000 degrés?) pour aller me trouver un pantalon digne de ce nom.

J’ai fini par trouver un chino bleu marine parfait; stretch et méga confo, mais sans le côté rêche d’une paire de jeans. J’ai hésité à le prendre en bourgogne, mais comme toute personne sortant d’une longue relation forte en émotions, j’ai préféré me restreindre à quelque chose qui me rappelait un peu mon cher Jean, en choisissant une couleur similaire. Prochaine étape, je m’attaque à la couleur.

Bref, cette année, on fait place aux changements; osez écouter votre garde-robe. Aussi étrange que cela puisse vous paraître, elle s’avèrera être une vraie pipelette et vous ne pourrez la faire taire.