Ayant vendu mon âme au monde du détail il y a déjà de cela quatre ans et étant une magasineuse compulsive, le service à la clientèle n’a plus de secret pour moi. Nous avons tous déjà vécu une expérience extraordinaire dans un magasin qui nous a fait rêver, mais soyons franches la majorité de nos expériences sont assez ordinaires côté service à la clientèle.

Selon un article dans le Journal des affaires, seulement 40% des entreprises québécoises se préoccupent réellement du service à la clientèle ! Chose certaine je crois que notre expérience en magasin ne se vit pas que d’un seul côté. La vendeuse et la cliente sont toutes les deux en jeux et doivent collaborer pour vivre la meilleure expérience possible qu’il soit.

J’ai décidé de piger dans mon expérience de vendeuse au Carrefour Laval pour vous soumettre 4 profils de clientes à éviter, du moins si vous passez à ma caisse. 😉

Le Joe connaissant, alias Le Benoît des fromages d’ici.
Vous avez tous l’image de ce Benoît qui connait tout, qui est la référence et bien il existe aussi en version Carrefour Laval. Cas typique : la cliente vient vers moi, me demande une information sur les caractéristiques de la viscose… moi et mes connaissances de génie en fibre naturelle je lui réponds de mon mieux, pour finalement me faire ramasser parce que la viscose est un textile végétal à l’origine, mais qui est aujourd’hui produit de manière artificielle. Fin de l’échange, elle quitte très heureuse d’avoir humilié mes connaissances et je repars en me disant, mais POURQUOI poser la question si tu le savais déjà! À quel point cette madame avait-elle besoin d’étaler ces connaissances textiles en ce samedi matin?

La fatiguée
La cliente fatiguée s’apparente à la fameuse cliente chialeuse, mais en version épuisée. Elle va toujours commencer par critiquer le monde qu’il y a en magasin, sans oublier le trafic du stationnement. Aux dernières nouvelles le magasinage est une activité très populaire la fin de semaine. C’est alors qu’arrive son discours sur la température, il fait trop chaud dans tes cabines, c’est l’enfer essayer. Elle termine par s’accoter sur mon comptoir parce qu’elle a TELLEMENT mal aux pieds, c’est grand le carrefour Laval à marcher, alors elle s’hydrate avec sa super bouteille d’eau achetée sûrement à 4$ à la foire alimentaire, qu’elle laissera également trainer sur mon comptoir! Bref, si tu es fatiguée, pourquoi ne pas rester chez toi à écouter un bon film?

La désordonnée
Elle arrive aux cabines d’essayage avec une montagne de vêtements, posant la question qui tue : combien de morceaux à la fois? Ah juste 8? Ça m’irrite autant que vous cette limite, mais ce n’est pas moi qui décide. Croyez-moi la gestion d’échange des vêtements peut rapidement devenir un calvaire. Après avoir digéré qu’elle ne pourra pas rentrer avec sa pile de 100 morceaux arrive le défi de prendre ces vêtements qui sont tricotés mutuellement. Les cintres sont enlacés avec les mailles du tricot et l’étiquette de la robe, le tout pour rendre mon travail le plus simple et agréable possible. 10 minutes plus tard, elle rentre finalement dans sa cabine. Je vous entends déjà dire que d’avoir des paniers serait tellement mieux, mais imaginez-vous un instant le carrefour rempli de paniers d’épicerie… personne ne veut ça.

La pressée
Elle est toujours à la dernière minute! C’est la cliente qui cherche la petite robe noire parfaite le 24 décembre à 16h, la nappe qui conviendra à sa belle-mère pour Pâques, un pyjama de la bonne couleur, du bon motif et de la bonne grandeur pour sa fille. Souvent elle repart découragée, car nous ne pouvons pas arrêter le temps malheureusement (je serais la première à aimer ça)! Fâchée elle retourne chez elle avec une carte-cadeau ou un morceau qui ne lui plait pas vraiment.

Aujourd’hui je vous parle des clientes en magasin, mais odes aux serveurs dans les restaurants et aux agents téléphoniques qui œuvre tous dans le fabuleux monde du service à la clientèle. Je vous entends déjà me dire de changer de job si je ne suis pas contente, mais croyez-moi certaines clientes me motivent à revenir semaine après semaine, parce que oui je crois encore au bon service à la clientèle!

Allez, bon magasinage!

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